• [^] # Re: Problème de qualité plus que de moyens ?

    Posté par . En réponse au journal Dégradation de la France. Évalué à 3.

    Toi tu crois à cette connerie qu'on appelle la méritocratie et qui rend chacun responsable de son destins sans jamais tenir compte d'un facteur qui est pourtant essentiel, le facteur socio-économique. Mais t'as raison, ceux qui n'ont pas de jambes n'ont qu'à marcher quand même, c'est juste des branleurs. Et la cuillère n'existe pas.

    Tu ne crois pas que tu tires des conclusions hâtives ? En premier lieu j'ajoute un élément au post initial qui ne mentionne pas l'élément en question (la glandouille). Où ai-je écrit qu'il était exclusif de tous les autres facteurs pouvant exister ? Nulle part. Par contre le négliger ou le nier, c'est se voiler la face. Tu n'as qu'à aller questionner ceux qui sont vraiment auprès des élèves, peu importe les établissements ou leur notoriété, et là peut être que tu pourra apprécier la réalité.

    S'il te plaît me sors pas ton expérience personnelle et que si toi tu y est arrivé alors n'importe qui peut y arriver. D'abord parce que ce n'est pas pertinent. Une expérience ne peut être érigée en généralité, ensuite parce que, hé bien, perso, ça ne m'intéresse pas.

    Tu lis mal dans les pensées des gens. Change de logiciel.

    Ton commentaire est juste digne du café du commerce par tous les poncifs réac' qu'il véhicule et est particulièrement anti-jeune.

    J'ai quand même pas de bol, j'ai donc choisi un métier qui me met tous les jours face à ce que je déteste le plus. Je dois être maso. Le problème c'est que ce n'est pas le cas. On va inverser les analyses : tu considères donc que chaque individu (ou "jeune") n'est responsable de rien, que tous les aspects négatifs qui peuvent l'affecter sont toujours liés à un "système" ou aux autres. C'est une façon de voir les choses. Je ne la partage pas, et je la pense très éloignée de la réalité. Tes "jeunes", c'est ma matière première, celle que j'essaie de former pour qu'à l'arrivée, il y ait un progrès, un plus, une plus-value, et donc en ce qui concerne mon domaine d'intervention des compétences professionnelles sans pour autant négliger des aspects plus larges (le citoyen, le collectif, l'environnement et j'en passe). Je ne suis plus un jeune prof mais pas encore un vieux aigri, que j'espère ne jamais devenir. Par contre je peux commencer à percevoir une évolution avec mon expérience. Elle te dérange, tu peux bien continuer à la nier, il n'empêche qu'elle est là, malgré tous les artifices que peuvent employer les enseignants aux différents niveaux : diversité des supports, des travaux demandés, ancrage dans le réel, gamification etc.

    Puisque tu invoques les facteurs socio-économiques, les élèves "glandos" ne sont pas aussi souvent ceux auxquels tu penses (tiens du racisme anti-pauvres masqué ?). Ils peuvent avoir le dernier smartphone à la mode (voire le commande le jour de sa sortie depuis un ordinateur de l'établissement, véridique), sont habillés avec des marques de vêtements onéreuses, et n'ont pas de difficulté d'ordre financier avec des parents "bien insérés".