Donc tu ne justifies pas l'exponentielle, tu te contentes de dire que si on regarde un petit bout d'une exponentielle elle a l'air plate. C'est évident mais quand on regarde un petit bout d'une ligne plate elle a l'air plate aussi... Donc regarder une ligne plate n'indique absolument pas que ça va devenir une exponentielle. Pour l'instant, du rapport et de ton discours, vous décidez que ça va être exponentiel mais vous ne fournissez aucun élément pour le justifier. La tendance actuelle ça pourrait aussi bien être le prolongement de la ligne violette (scénario que vous appelez Sobriety). Vous ne pouvez pas juste décréter que ça va se passer comme ci ou comme ça et bâtir tout un discours dessus... Vous faites des projections, vous voulez qu'elles soient prises au sérieux, je veux savoir d'où elles viennent.
Le discours général sur les émissions de CO2, le choisi ou non, bon... merci, je vois l'idée, mais faire des projections au hasard et en déduire de mauvaises solutions ce n'est pas une manière de traiter le problème. En fait se concentrer sur tel ou tel secteur n'a pas vraiment de sens : autant regarder comment ça se passe secteur par secteur ça peut être utile, autant considérer comme vous le faites qu'il y a une enveloppe par secteur et qu'il faut rester dedans non, ça n'a aucun sens. Ça parle de taxe carbone, de consommation générale moindre, de décarbonation de la production (y compris électrique, comme c'est déjà le cas en France), ce genre de choses. Proposer un peu n'importe quoi comme solutions sur des analyses qui reposent sur des projections infondées ça ne résout aucun problème.
Le transfert peut tout à fait se faire du non-numérique vers le numérique, faire des choix ce n'est pas poser une enveloppe pour le numérique et dire "on va filtrer les flux par contenu ou bien limiter l'accès à la vidéo pour rester dedans". Euh... non. Le rapport parle de télémédecine par exemple, on peut assez facilement imaginer que ça va limiter la consommation de ressources par ailleurs (transports). Du coup on peut facilement intégrer cette augmentation de consommation de ressources pour le numérique parce que ça correspond à une diminution de ressources par ailleurs, presque automatiquement, il n'y a pas besoin de limiter d'autres utilisations de la vidéo.
Pour ce qui est de sociétés comme Google et Netflix et de leur consommation de ressources, les coûts d'infrastructure sont déjà des coûts non-négligeables, il n'y a pas besoin d'attendre que "la planète" ou je ne sais quoi mette un plafond : ça leur coûte déjà de l'argent et elles font déjà un gros tas d'optimisations. On ne va sans doute pas consommer de la vidéo de manière exponentielle, donc elles n'ont pas les moyens de financer une consommation exponentielle de ressources (pas plus de visionnage et d'abonnements, donc pas plus de revenus), donc cette augmentation ne peut pas exister (ça peut augmenter, mais pas à ce rythme). C'est déjà limité par les coûts, pas au sens d'un plafond complètement fixe mais de contraintes économiques bien réelles qui font que ça ne peut pas augmenter n'importe comment. Pour que ça change, il faudrait parvenir à produire pour de moins en moins cher une énergie de plus en plus polluante. Et ce n'est pas le cas, les coûts de production de l'énergie sont probablement plutôt stable.
Le renouvellement du matériel informatique c'est une chose, ça arrive pour différentes raisons, mais ça n'a pas de raison d'être exponentiel. Pire, tout le discours sur la 4K, les appareils photos plus précis, les capacités de stockage : autant on peut discuter du rythme de renouvellement, autant ça ne devient pas exponentiel à cause de ces capacités. Pour ça il suffit de regarder l'histoire de l'informatique : les gains d'efficacité ont accompagné les gains de performances. Et le dire comme ça c'est encore très mal présenter le sujet. La réalité c'est que les gains d'efficacité ont permis les gains de performances. Si on n'avait pas développé des processeurs plus efficients, on n'aurait pas pu avoir des processeurs aussi puissants que ceux qu'on a maintenant. C'est comme se placer dans les années 80, regarder la courbe d'augmentation de puissance des processeurs entre les années 80 et les années 2000 et en déduire qu'on vit quelque part au milieu du soleil sur un tas de centrales nucléaires tellement tout ça consomme de l'énergie et produit de la chaleur. Évidemment non, ça ne s'est pas passé comme ça. Ça ne pouvait pas se passer comme ça, parce que d'une part les processeurs ne peuvent pas chauffer autant et continuer à fonctionner et d'autre part les consommateurs ne veulent pas de machines dont la consommation croît fortement. La seule et unique raison pour laquelle on a pu avoir une augmentation exponentielle de la puissance de ces processeurs, c'est qu'on a réalisé les gains correspondants dans leur efficacité. Le monde où on a une augmentation exponentielle de la puissance et des ressources associées ne pouvait juste pas exister. Et à moins que tu aies une justification très étayée, il ne le peut toujours pas, pour les mêmes raisons. Personne ne va payer tout ça de plus en plus cher, donc ça ne peut se développer que si on augmente l'efficacité de l'ensemble en même temps ou bien que ça remplace d'autres activités (éventuellement non-numérique). Depuis que la puissance des machines des particuliers augmente plus lentement (10-15 ans), on n'a pas des machines qui consomment de plus en plus pour compenser : si on ne sait pas faire des processeurs plus efficients, l'augmentation de puissance et les usages n'augmentent pas autant, c'est tout ; la limité est déjà là.
Tes exemples pour justifier l'exponentielle c'est l'augmentation de la résolution (4K, 8K plus tard). Donc on est passé en quelques dix années de la TVHD à la 4K, pour environ 4 fois plus de données, quelque chose comme ça ? Pendant ce temps, la puissance des machines a été multipliée par plus que 4 et on a développé h265 et AV1, la densité de stockage a augmenté (même quantité de matière et d'alimentation électrique pour plus de stockage), ce qui résout le problème. Historiquement l'informatique a fait des gains de productivité exponentiels dans tout un tas de domaine depuis des décennies, ces gains ont été permis par des gains d'efficacité et n'auraient pas eu lieu sinon. Faire des projections en parlant de 4K, 8K et autres n'a aucun sens : bien sûr on va continuer à faire des progrès sur tout un tas de choses, et le fameux appareil photo 5 multi-objectifs est accompagné d'une carte mémoire d'une densité bien supérieure à celle des modèles précédents, le problème du stockage est déjà résolu.
Bien sûr faire des progrès techniques ça veut dire qu'on remplace du matériel. Si on veut le limiter on a déjà des outils comme la taxe carbone ou bien une taxe sur le matériel (ou les déchets) électroniques (ou choisir individuellement de ne pas le changer en permanence, mais c'est un autre sujet). En revanche c'est un mécanisme bien connu et qui n'a rien d'exponentiel. Prendre un sujet isolément comme vous le faites, faire des projections non-justifiées et proposer des solutions comme piétiner la neutralité du réseau et autres, euh.. non, merci. Un vague "oui mais on va quadrupler les débits", ben... oui, comme d'habitude en fait. Et c'est parce qu'on a réussi à diminuer l'énergie nécessaire pour trimbaler ces données, sinon ce serait déjà juste infernal.
Donc pour le stockage on a AV1 et l'augmentation de la densité de stockage, pour la puissance des machines on a déjà des gains réguliers et l'intégration des nouvelles instructions permettant d'alléger le codage/décodage de ces nouveaux codecs pour que la puissance nécessaire reste faible, pour les débits on a déjà des gains très élevés (je remets le lien que Xavier Claude a mentionné quand il t'a répondu plus bas). Pour le renouvellement du matériel c'est déjà le cas pour différentes raison, ça ne va pas augmenter de manière exponentielle parce qu'on continue à faire des progrès et ça n'a rien à voir avec la quantité de vidéo qu'on regarde. D'où sortez-vous ces exponentielles, sérieux ?
Tu cites aussi de manière annexe l'exemple de docker et des paquets. C'est un débat constant pour une bonne raison : la consommation de ressources telles que l'énergie ou les matériaux n'a pas augmenté de manière exponentielle dans l'histoire de l'informatique. C'est un débat sans fin parce qu'utiliser l'augmentation de la capacité des machines (à consommation constante) pour simplifier ce qu'on en fait est une bonne chose. Et en réalité on le fait parce que plus grand monde ne programme en assembleur, qu'on peut faire une distinction entre des logiciels pour lesquels les performances sont critiques (systèmes d'exploitation, codecs et autres logiciels à haute performance) et les autres. Il y a juste un débat sans fin parce qu'à un moment donné on peut faire des choix raisonnable entre plus ou moins d'optimisations des performances et de l'efficacité, mais qu'en même temps les autres critères sont importants aussi (simplicité, maintenance, ...). Ce débat ne va pas s'éteindre, quelle que soit par ailleurs l'augmentation de la puissance des machines, tout simplement parce que c'est une question d'ingénierie. Et si on peut se permettre de faire des choix qui varient au cours du temps, c'est grâce à tout un tas de progrès concernant l'efficacité, parce qu'on les a fait, ça n'implique pas de consommer de plus en plus de ressources (les machines actuelles ne consomment pas vraiment plus que des machines d'il y a 30-40 ans, personne n'en voudrait ; et je peux regarder des vidéos en TVHD sur ma machine sans consommer plus de ressources que pour un DivX au début des années 2000 sur une machine de l'époque, qui serait bien incapable d’afficher une vidéo actuelle). Ces consommations n'ont absolument rien d'exponentiel.
[^] # Re: attention
Posté par ylsul . En réponse au journal Informatique et écologie. Évalué à 1.
Donc tu ne justifies pas l'exponentielle, tu te contentes de dire que si on regarde un petit bout d'une exponentielle elle a l'air plate. C'est évident mais quand on regarde un petit bout d'une ligne plate elle a l'air plate aussi... Donc regarder une ligne plate n'indique absolument pas que ça va devenir une exponentielle. Pour l'instant, du rapport et de ton discours, vous décidez que ça va être exponentiel mais vous ne fournissez aucun élément pour le justifier. La tendance actuelle ça pourrait aussi bien être le prolongement de la ligne violette (scénario que vous appelez Sobriety). Vous ne pouvez pas juste décréter que ça va se passer comme ci ou comme ça et bâtir tout un discours dessus... Vous faites des projections, vous voulez qu'elles soient prises au sérieux, je veux savoir d'où elles viennent.
Le discours général sur les émissions de CO2, le choisi ou non, bon... merci, je vois l'idée, mais faire des projections au hasard et en déduire de mauvaises solutions ce n'est pas une manière de traiter le problème. En fait se concentrer sur tel ou tel secteur n'a pas vraiment de sens : autant regarder comment ça se passe secteur par secteur ça peut être utile, autant considérer comme vous le faites qu'il y a une enveloppe par secteur et qu'il faut rester dedans non, ça n'a aucun sens. Ça parle de taxe carbone, de consommation générale moindre, de décarbonation de la production (y compris électrique, comme c'est déjà le cas en France), ce genre de choses. Proposer un peu n'importe quoi comme solutions sur des analyses qui reposent sur des projections infondées ça ne résout aucun problème.
Le transfert peut tout à fait se faire du non-numérique vers le numérique, faire des choix ce n'est pas poser une enveloppe pour le numérique et dire "on va filtrer les flux par contenu ou bien limiter l'accès à la vidéo pour rester dedans". Euh... non. Le rapport parle de télémédecine par exemple, on peut assez facilement imaginer que ça va limiter la consommation de ressources par ailleurs (transports). Du coup on peut facilement intégrer cette augmentation de consommation de ressources pour le numérique parce que ça correspond à une diminution de ressources par ailleurs, presque automatiquement, il n'y a pas besoin de limiter d'autres utilisations de la vidéo.
Pour ce qui est de sociétés comme Google et Netflix et de leur consommation de ressources, les coûts d'infrastructure sont déjà des coûts non-négligeables, il n'y a pas besoin d'attendre que "la planète" ou je ne sais quoi mette un plafond : ça leur coûte déjà de l'argent et elles font déjà un gros tas d'optimisations. On ne va sans doute pas consommer de la vidéo de manière exponentielle, donc elles n'ont pas les moyens de financer une consommation exponentielle de ressources (pas plus de visionnage et d'abonnements, donc pas plus de revenus), donc cette augmentation ne peut pas exister (ça peut augmenter, mais pas à ce rythme). C'est déjà limité par les coûts, pas au sens d'un plafond complètement fixe mais de contraintes économiques bien réelles qui font que ça ne peut pas augmenter n'importe comment. Pour que ça change, il faudrait parvenir à produire pour de moins en moins cher une énergie de plus en plus polluante. Et ce n'est pas le cas, les coûts de production de l'énergie sont probablement plutôt stable.
Le renouvellement du matériel informatique c'est une chose, ça arrive pour différentes raisons, mais ça n'a pas de raison d'être exponentiel. Pire, tout le discours sur la 4K, les appareils photos plus précis, les capacités de stockage : autant on peut discuter du rythme de renouvellement, autant ça ne devient pas exponentiel à cause de ces capacités. Pour ça il suffit de regarder l'histoire de l'informatique : les gains d'efficacité ont accompagné les gains de performances. Et le dire comme ça c'est encore très mal présenter le sujet. La réalité c'est que les gains d'efficacité ont permis les gains de performances. Si on n'avait pas développé des processeurs plus efficients, on n'aurait pas pu avoir des processeurs aussi puissants que ceux qu'on a maintenant. C'est comme se placer dans les années 80, regarder la courbe d'augmentation de puissance des processeurs entre les années 80 et les années 2000 et en déduire qu'on vit quelque part au milieu du soleil sur un tas de centrales nucléaires tellement tout ça consomme de l'énergie et produit de la chaleur. Évidemment non, ça ne s'est pas passé comme ça. Ça ne pouvait pas se passer comme ça, parce que d'une part les processeurs ne peuvent pas chauffer autant et continuer à fonctionner et d'autre part les consommateurs ne veulent pas de machines dont la consommation croît fortement. La seule et unique raison pour laquelle on a pu avoir une augmentation exponentielle de la puissance de ces processeurs, c'est qu'on a réalisé les gains correspondants dans leur efficacité. Le monde où on a une augmentation exponentielle de la puissance et des ressources associées ne pouvait juste pas exister. Et à moins que tu aies une justification très étayée, il ne le peut toujours pas, pour les mêmes raisons. Personne ne va payer tout ça de plus en plus cher, donc ça ne peut se développer que si on augmente l'efficacité de l'ensemble en même temps ou bien que ça remplace d'autres activités (éventuellement non-numérique). Depuis que la puissance des machines des particuliers augmente plus lentement (10-15 ans), on n'a pas des machines qui consomment de plus en plus pour compenser : si on ne sait pas faire des processeurs plus efficients, l'augmentation de puissance et les usages n'augmentent pas autant, c'est tout ; la limité est déjà là.
Tes exemples pour justifier l'exponentielle c'est l'augmentation de la résolution (4K, 8K plus tard). Donc on est passé en quelques dix années de la TVHD à la 4K, pour environ 4 fois plus de données, quelque chose comme ça ? Pendant ce temps, la puissance des machines a été multipliée par plus que 4 et on a développé h265 et AV1, la densité de stockage a augmenté (même quantité de matière et d'alimentation électrique pour plus de stockage), ce qui résout le problème. Historiquement l'informatique a fait des gains de productivité exponentiels dans tout un tas de domaine depuis des décennies, ces gains ont été permis par des gains d'efficacité et n'auraient pas eu lieu sinon. Faire des projections en parlant de 4K, 8K et autres n'a aucun sens : bien sûr on va continuer à faire des progrès sur tout un tas de choses, et le fameux appareil photo 5 multi-objectifs est accompagné d'une carte mémoire d'une densité bien supérieure à celle des modèles précédents, le problème du stockage est déjà résolu.
Bien sûr faire des progrès techniques ça veut dire qu'on remplace du matériel. Si on veut le limiter on a déjà des outils comme la taxe carbone ou bien une taxe sur le matériel (ou les déchets) électroniques (ou choisir individuellement de ne pas le changer en permanence, mais c'est un autre sujet). En revanche c'est un mécanisme bien connu et qui n'a rien d'exponentiel. Prendre un sujet isolément comme vous le faites, faire des projections non-justifiées et proposer des solutions comme piétiner la neutralité du réseau et autres, euh.. non, merci. Un vague "oui mais on va quadrupler les débits", ben... oui, comme d'habitude en fait. Et c'est parce qu'on a réussi à diminuer l'énergie nécessaire pour trimbaler ces données, sinon ce serait déjà juste infernal.
Donc pour le stockage on a AV1 et l'augmentation de la densité de stockage, pour la puissance des machines on a déjà des gains réguliers et l'intégration des nouvelles instructions permettant d'alléger le codage/décodage de ces nouveaux codecs pour que la puissance nécessaire reste faible, pour les débits on a déjà des gains très élevés (je remets le lien que Xavier Claude a mentionné quand il t'a répondu plus bas). Pour le renouvellement du matériel c'est déjà le cas pour différentes raison, ça ne va pas augmenter de manière exponentielle parce qu'on continue à faire des progrès et ça n'a rien à voir avec la quantité de vidéo qu'on regarde. D'où sortez-vous ces exponentielles, sérieux ?
Tu cites aussi de manière annexe l'exemple de docker et des paquets. C'est un débat constant pour une bonne raison : la consommation de ressources telles que l'énergie ou les matériaux n'a pas augmenté de manière exponentielle dans l'histoire de l'informatique. C'est un débat sans fin parce qu'utiliser l'augmentation de la capacité des machines (à consommation constante) pour simplifier ce qu'on en fait est une bonne chose. Et en réalité on le fait parce que plus grand monde ne programme en assembleur, qu'on peut faire une distinction entre des logiciels pour lesquels les performances sont critiques (systèmes d'exploitation, codecs et autres logiciels à haute performance) et les autres. Il y a juste un débat sans fin parce qu'à un moment donné on peut faire des choix raisonnable entre plus ou moins d'optimisations des performances et de l'efficacité, mais qu'en même temps les autres critères sont importants aussi (simplicité, maintenance, ...). Ce débat ne va pas s'éteindre, quelle que soit par ailleurs l'augmentation de la puissance des machines, tout simplement parce que c'est une question d'ingénierie. Et si on peut se permettre de faire des choix qui varient au cours du temps, c'est grâce à tout un tas de progrès concernant l'efficacité, parce qu'on les a fait, ça n'implique pas de consommer de plus en plus de ressources (les machines actuelles ne consomment pas vraiment plus que des machines d'il y a 30-40 ans, personne n'en voudrait ; et je peux regarder des vidéos en TVHD sur ma machine sans consommer plus de ressources que pour un DivX au début des années 2000 sur une machine de l'époque, qui serait bien incapable d’afficher une vidéo actuelle). Ces consommations n'ont absolument rien d'exponentiel.