Je ne connais pas cette nouvelle loi, mais ici, c'est limité à l'entête (l'accroche ?), je n'ai pas consulté google depuis moult temps, mais ne prennent ils pas des grands extraits ?
Sinon, je suis bien d'accord, concernant l'article du Monde Informatique. C'est un peu comme (entre autres) Dassault financé majoritairement par l'état, qui a été condamné pour blanchiment de fraude fiscale, dont son journal, Le Figaro, bénéficie largement des subventions étatique de la presse et qui accuse les fonctionnaires d'être des parasites. D'autres font de même lorsqu'ils touchent les droits qu'ils ont payé du fruit de leurs efforts pendant des années de travail.
Non l'utilisation sans contribution directe à un logiciel libre n'est pas parasitaire, il fait partie des principes de viralité du logiciel libre. Les biens communs ont également pour principe d'appartenir à tous et à personne.
Mais l'article commence très mal en décrivant que « En économie, les concepts de biens publics et de biens communs datent de plusieurs décennies ». Déjà je ne sais pas si les auteurs se rendent compte que lorsqu'on parle de bien commun, on parle du bonheur commun, incluant le matériel (sécurité, nécessité), et donc que les « biens » (dans le sens actuel) matériels ou immatériels n'en sont que des éléments.
Dans le cas de l'Europe, cette notion est déjà abordée par Aristote et était indispensable à une bonne politique (déjà contre la privatisation, synonyme de tyrannie), elle était déjà à l'origine de la commune. Cette notion était encore courante et importante pendant au moins une grande partie du moyen-âge. Je crois qu'elle à disparu à la fin du moyen-âge ou pendant la renaissance, avec en tout cas, l'accumulation des biens dans quelques mains.
Thomas d’Aquin (mort en 1274) dit : « la tyrannie est la pire forme de gouvernement car elle tend à remplacer le bien commun par le bien privé d’un seul », même si cela a eu tendance à dériver vers le prince, seul défenseur possible du bien commun.
[^] # Re: L'april qui nous refourgue un plaidoyer pour le logiciel privateur ?
Posté par tao popus . En réponse à la dépêche Revue de presse de l’April pour la semaine 46 de l’année 2019. Évalué à 1.
Je ne connais pas cette nouvelle loi, mais ici, c'est limité à l'entête (l'accroche ?), je n'ai pas consulté google depuis moult temps, mais ne prennent ils pas des grands extraits ?
Sinon, je suis bien d'accord, concernant l'article du Monde Informatique. C'est un peu comme (entre autres) Dassault financé majoritairement par l'état, qui a été condamné pour blanchiment de fraude fiscale, dont son journal, Le Figaro, bénéficie largement des subventions étatique de la presse et qui accuse les fonctionnaires d'être des parasites. D'autres font de même lorsqu'ils touchent les droits qu'ils ont payé du fruit de leurs efforts pendant des années de travail.
Non l'utilisation sans contribution directe à un logiciel libre n'est pas parasitaire, il fait partie des principes de viralité du logiciel libre. Les biens communs ont également pour principe d'appartenir à tous et à personne.
Mais l'article commence très mal en décrivant que « En économie, les concepts de biens publics et de biens communs datent de plusieurs décennies ». Déjà je ne sais pas si les auteurs se rendent compte que lorsqu'on parle de bien commun, on parle du bonheur commun, incluant le matériel (sécurité, nécessité), et donc que les « biens » (dans le sens actuel) matériels ou immatériels n'en sont que des éléments.
Dans le cas de l'Europe, cette notion est déjà abordée par Aristote et était indispensable à une bonne politique (déjà contre la privatisation, synonyme de tyrannie), elle était déjà à l'origine de la commune. Cette notion était encore courante et importante pendant au moins une grande partie du moyen-âge. Je crois qu'elle à disparu à la fin du moyen-âge ou pendant la renaissance, avec en tout cas, l'accumulation des biens dans quelques mains.
Thomas d’Aquin (mort en 1274) dit : « la tyrannie est la pire forme de gouvernement car elle tend à remplacer le bien commun par le bien privé d’un seul », même si cela a eu tendance à dériver vers le prince, seul défenseur possible du bien commun.
https://www.cairn.info/revue-francaise-d-histoire-des-idees-politiques1-2010-2-page-277.htm