• [^] # Re: Accuse-t-on les mauvaises personnes des dérives du RGPD?

    Posté par . En réponse au journal J'accepte. Évalué à 4.

    Salut,

    Merci pour ta réponse, je sais que c'est un long pavé que j'ai pondu mais j'essaie d'être exhaustif sur ma pensée pour éviter les quiproquos.

    L'effet n'était pas tant sur la longueur mais plus sur le côté monolithique à décortiquer un peu :-)

    J'avoue que je ne connais dans le détail ce qui est dans e-privacy, j'en suis resté au fait que c'est encore en discussion.

    Moi non plus je ne sais pas en détail ce qui est dedans, et surtout je laisse le soin aux personnes dont c'est le rôle de comprendre la loi et de me faire un résumé en mode ça tu peux ou ça tu peux pas afin de ne pas commettre d'impair : je ne suis pas juriste, même pas dev front. Donc assez loin de la problématique au jour le jour.

    Enfin, pour l'opt-in/opt-out, j'entendais le fait que dans un cas tout est décoché et c'est à nous de cocher ce pour quoi on est d'accord et dans l'autre cas tout est coché et c'est à nous de décocher ce pour quoi on n'est pas d'accord. Mais j'utilise peut-être les mauvais termes.

    Je me raccroche à la CNIL : Opt-in, opt-out, ça veut dire quoi ?

    Mais oui, c'est à peu près ça en terme d'UI.

    Ce que je voulais dire c'est qu'avec le RGPD, la CNIL est passée d'un rôle où elle autorisait préalablement à un rôle où elle contrôle a posteriori, si j'ai bien compris. Je ne sais pas si j'ai été très clair.

    Je ne crois pas que la loi ait changé là dessus. Je peux me tromper. Je crois que le RGPD vient juste s'appliquer « par dessus » et qu'on peut saisir la CNIL en cas de doute sur sa bonne application. En gros : juste du boulot de plus pour la CNIL.

    Le soucis pour moi est que la CNIL dise que pendant encore un an, la poursuite de navigation est considérée comme mode de consentement valable alors que le RGPD dit que non ce n'est pas le cas.

    Peux-tu indiquer un exemple ? Il s'agit peut-être simplement du temps nécessaire à la transposition en loi locale d'une directive européenne. Ça ne me choque pas plus que ça qu'il y ait un décalage d'un an entre des directives et leur application.

    J'avoue que je ne sais pas.

    De mon côté, j'ai une vision assez claire. L'association dont je fais partie n'est pas viable seule à prix libre. Peu d'utilisateurs jouent le jeu. Par chance, il y a un mécène qui absorbe pas mal de coûts fixes. Donc on s'en sort pour le moment sans avoir besoin de chouiner. Mais pour la majorité de nos utilisateurs, prix libre = gratuit. Il y en a quand même, il ne faut pas voir le verre à moitié vide quand il est à moitié plein.

    Revenir sur un modèle payant alors que « le monde » - je veux dire par là, les utilisateurs - est maintenant habitué aux GAFAM "gratuits" (rappel : si c'est gratuit, c'est toi le produit) a un coût humain énorme, il faut défaire tout ce qui a été fait. Un par un.

    Matricule 23415