Pas de souci pour détailler ma position, puisque tu m'y invites. Merci. :)
Ce que j'ai trouvé pertinent, c'est la critique de la complexité de ces nouvelles formes qui reposent sur le point médian. Déjà que la grammaire française est galère à apprendre... Dans un autre fil de discussion, on parlait de la difficulté à écrire le mot « oiseau ». Si maintenant, pour chaque terme genré, il faut aller faire l'effort de reconstruire soi-même les possibilités, ça fait faire des allers-retours à la lecture, ce qui est fatiguant. La convention « masculin = neutre » est beaucoup plus simple et à peine moins explicite, il me semble.
Pour la prononciation, aussi, c'est compliqué : dans les cas où les deux possibilités ne se disent pas de la même manière (auteur/autrice), on fait comment ? On prononce deux fois le même mot en version masculine et féminine ? Ça rend la lecture saccadée.
Quant à l'écriture, il faut avoir une compréhension assez fine de la décomposition du masculin et féminin des mots. Pour nous qui sommes habitués, c'est facile, mais pour ceux qui apprennent le français, ça rajoute encore de la complexité ! Déjà que les anglais se trompent une fois sur deux sur le genre des mots...
Puisque tu parles de la féminisation des noms de métiers, l'académie française s'est exprimée sur le sujet. Leur position est beaucoup moins tranchée que ce que tu crois (à aucun moment, ils ne disent qu'ils y sont opposés). J'ai même trouvé ce rapport intéressant pour ses explications sur les règles de féminisation en français.
Sinon, petit aparte : c'est chouette, linuxfr ! Je venais pour des discussions autour de GNU-Linux, et voilà qu'on parle aussi langue française. Non, franchement, ça fait plaisir ! :)
[^] # Re: Niveau expert à définir
Posté par Cetera . En réponse au journal S'acheter son logement avec le salaire d'un expert C++ (ou autre techno). Évalué à 8. Dernière modification le 08 novembre 2019 à 10:55.
Pas de souci pour détailler ma position, puisque tu m'y invites. Merci. :)
Ce que j'ai trouvé pertinent, c'est la critique de la complexité de ces nouvelles formes qui reposent sur le point médian. Déjà que la grammaire française est galère à apprendre... Dans un autre fil de discussion, on parlait de la difficulté à écrire le mot « oiseau ». Si maintenant, pour chaque terme genré, il faut aller faire l'effort de reconstruire soi-même les possibilités, ça fait faire des allers-retours à la lecture, ce qui est fatiguant. La convention « masculin = neutre » est beaucoup plus simple et à peine moins explicite, il me semble.
Pour la prononciation, aussi, c'est compliqué : dans les cas où les deux possibilités ne se disent pas de la même manière (auteur/autrice), on fait comment ? On prononce deux fois le même mot en version masculine et féminine ? Ça rend la lecture saccadée.
Quant à l'écriture, il faut avoir une compréhension assez fine de la décomposition du masculin et féminin des mots. Pour nous qui sommes habitués, c'est facile, mais pour ceux qui apprennent le français, ça rajoute encore de la complexité ! Déjà que les anglais se trompent une fois sur deux sur le genre des mots...
Puisque tu parles de la féminisation des noms de métiers, l'académie française s'est exprimée sur le sujet. Leur position est beaucoup moins tranchée que ce que tu crois (à aucun moment, ils ne disent qu'ils y sont opposés). J'ai même trouvé ce rapport intéressant pour ses explications sur les règles de féminisation en français.
Sinon, petit aparte : c'est chouette, linuxfr ! Je venais pour des discussions autour de GNU-Linux, et voilà qu'on parle aussi langue française. Non, franchement, ça fait plaisir ! :)