• [^] # Re: Errata

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les 10 paliers de libération d’un téléphone Android. Évalué à 7. Dernière modification le 30 octobre 2019 à 22:57.

    Alors...

    Montre nous où tu trouves une licence non libre dans ce projet, l'affaire sera close.

    "Moving the goalposts" comme disent les anglais

    Kerro répond à quelqu'un qui affirme qu'AOSP n'est pas complètement libre. C'est à la personne qui fait cette affirmation de la prouver, d'autant que la position généralement admise est qu'AOSP est libre.

    les drivers proprios pour le kernel c'est considéré par beaucoup, comme Torvalds, pour une violation de la GPL.

    Tu te doutes bien que si Android violait la GPL on en aurait entendu parler. Les pilotes proprios sur Android ne sont pas des pilotes dans le noyau, ce sont des bibliothèques partagées tournant en espace utilisateur.
    Mais je suis d'accord avec toi que c'est ballot, et on n'est pas les seuls, pour preuve l'existence de Replicant.

    Et Android-x86 est une distribution Android ne contenant pas ces bibliothèques proprios pour les appareils qui tournent sous GNU/Linux sans blobs proprios (firmwares exclus).

    Si tu ne peux pas recompiler un projet avec des outils libres, je ne vois pas en quoi il peut respecter les quatre libertés : tu dois pouvoir le modifier à ta guise (liberté 1), mais l'utilisation d'outils qui ne t'apportent pas les quatre libertés restreint forcément la manière dont tu peux recompiler le projet.

    Bon, à priori on peut écrire du code libre qui dépend d'outils propriétaires.
    Tu as le droit de manipuler le code en question selon sa licence... et c'est tout. Tu peux toujours écrire une alternative à ces outils non libres. Les restrictions s'appliquent à ces outils, pas au code lui même.

    Ça ne veut pas dire que tout le monde trouve ça acceptable. Cf l'absence de VirtualBox dans Debian et d'autres distributions. Le BIOS de la machine virtuelle est compilé avec le compilateur OpenWatcom, considéré comme open source par l'OSI mais comme non libre par Debian et par la FSF (sa licence ne passe pas le test de l'île déserte).

    Mais pour Android, cette discussion est HS. On peut absolument recompiler le code AOSP avec uniquement des logiciels libres. Le SDK n'est pas requis pour compiler AOSP. Mais vu qu'il y a plein d'applications Android dans les sources d'AOSP, je suppose que des parties du SDK sont utilisées. D'ailleurs, si le SDK Android n'est pas libre, il est majoritairement composé de logiciels libres qui peuvent être utilisés indépendamment de la licence restrictive du SDK:

    3.5 Use, reproduction and distribution of components of the SDK licensed under an open source software license are governed solely by the terms of that open source software license and not the License Agreement.

    Les composants non libres du SDK sont les bibliothèques propriétaires de Google, qui ne sont pas utilisées dans AOSP. D'ailleurs, il me semble que ces bibliothèques ne font techniquement pas partie du SDK.

    Vivement qu'on ait un remplaçant fonctionnel du SDK reconstruit à partir des sources avec une licence clairement libre.

    Mais... Debian n'intègre pas les outils Android parce qu'il est justement impossible de les compiler proprement !

    Non, Debian ne le fait pas parce que ça demande beaucoup de travail. Voir aussi https://android-rebuilds.beuc.net/

    J'avais essayé d'utiliser cette version recompilée cet été, sans succès parce qu'il fallait toujours valider une licence à l'utilisation, mais je suis sûr que si le problème n'est pas résolu, il le sera. La page semble avoir évolué depuis la dernière fois et il y a maintenant un miroir F-Droid.

    Et Replicant a réussi a fournir un SDK libre pour la version 4.2 d'Android. Donc au final difficile, oui, mais pas impossible et du travail dans ce sens est justement en cours.