Cela me semble plus élégant, et va plus dans le sens de combattre le sexisme que d'essayer d'exhiber la différence entre masculin et féminin partout.
Ça va surtout dans le sens d'une inapplicabilité complète, parce qu'imaginer un usage qui bouleverse complètement la langue — en pratique, il s'agit de supprimer complètement le genre féminin pour la plupart des mots, puisque le masculin a déjà le rôle de genre neutre — ne sert à rien si ça ne prend pas dans les usages. Or, je peux déjà te prédire ce que va devenir une telle proposition : rien du tout, en fait. Personne ou presque ne l'appliquera. D'ailleurs personne ne la propose sérieusement, donc personne n'est au courant de cette option, ce qui contribuera certainement à sa non-utilisation.
Des trucs comme le développement inclusif (Mesdames et Messieurs, chers administrés et administrées...) prennent plutôt bien. Des trucs un peu plus disruptifs tels que l'écriture factorisée avec ses différentes variantes (cher(ère)s ami⋅e⋅s...) sont déjà moins bien acceptés, alors une proposition de suppression d'un des deux genres grammaticaux, je vous laisse imaginer. Sans compter que c'est le féminin qui devrait sauter puisqu'il s'agirait de conserver un genre pour les deux sexes, soit le masculin si on veut minimiser l'impact déjà considérable sur l'usage de la langue, alors ça va rencontrer l'opposition de pas mal de féministes. Bon courage.
[^] # Re: Ok dans l'ensemble.
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Féminisation des diplômes, y'a encore du boulot. Évalué à 7. Dernière modification le 21 octobre 2019 à 16:37.
Ça va surtout dans le sens d'une inapplicabilité complète, parce qu'imaginer un usage qui bouleverse complètement la langue — en pratique, il s'agit de supprimer complètement le genre féminin pour la plupart des mots, puisque le masculin a déjà le rôle de genre neutre — ne sert à rien si ça ne prend pas dans les usages. Or, je peux déjà te prédire ce que va devenir une telle proposition : rien du tout, en fait. Personne ou presque ne l'appliquera. D'ailleurs personne ne la propose sérieusement, donc personne n'est au courant de cette option, ce qui contribuera certainement à sa non-utilisation.
Des trucs comme le développement inclusif (Mesdames et Messieurs, chers administrés et administrées...) prennent plutôt bien. Des trucs un peu plus disruptifs tels que l'écriture factorisée avec ses différentes variantes (cher(ère)s ami⋅e⋅s...) sont déjà moins bien acceptés, alors une proposition de suppression d'un des deux genres grammaticaux, je vous laisse imaginer. Sans compter que c'est le féminin qui devrait sauter puisqu'il s'agirait de conserver un genre pour les deux sexes, soit le masculin si on veut minimiser l'impact déjà considérable sur l'usage de la langue, alors ça va rencontrer l'opposition de pas mal de féministes. Bon courage.