Cela fait des années que des opérateurs nationaux d'envergure ont passé le cap et que d'autres attendent. On peut penser à Proximus en Belgique qui détient une bonne part de marché et qui a fait la transition nationalement depuis un moment.
Ah bon je peux aller chez Proximus et ils vont me faire la prise en charge full de mes segments de réseaux entreprise avec transport IS-IS site à site ? Ils routent IPv6 mobile ?
Je vais faire du NDP CAN ou MAN ? De la façon dont je l'entend ? (C'est à dire qu'ils sont OK si je fais IS-IS+segments privés NAT 66+DHCPv6 ou de l'OSPFv3+SLAAC)
Je suis prêt à parier que comme ce sont des "gros", si je veux interconnecter mes AS avec eux ils vont me filer une liste assez stricts de protocoles et de méthodes que je dois suivre. Et suivant les choix que j'ai effectué je vais soit devoir changer complètement mon réseau, soit devoir créer des tunnels dans tous les sens, soit monter des étages et des étages de mapping et de transformation.
Et après si je veux m'interconnecter à deux ou plus providers, ça devient vraiment drôle.
Bien sur que dans le cas ou tu maitrises totalement tes clients (en tant que provider tu leur file l'adresse, la config et souvent le matos) avec pour seul but de faire du point à point sur le web, ça marche.
Le principal problème de l'IPv6 c'est que c'est un changement majeur, qui nécessite une période de transition, qui est donc une opération coûteuse financièrement et un peu délicate techniquement pour un gain commercial faible.
Mais il y en a eu plein des changements majeurs qui était couteux financièrement, délicat techniquement et pour un gain commercial faible. Quand SFR a commencer à vendre des téléphones de voiture, ils avaient très peu de clients. Ils avaient littéralement déployés des balises un peu partout en France pour 200 VRP et 30 chefs d'entreprise technophiles.
Quand internet est sorti des universités, pareil. Personne n'y croyait, et personne ne voulait recréer pour ainsi dire ex-nihilo une nième gestion de circuits.
Et là tout le monde veut des lots d'adresses IP publiques pour gérer des réseaux PME, tout le monde veut du routage dynamique cross-site, tout le monde demande de la flexibilité d'adressage et de la migration de segments. Et au lieu de ça on a des ::64 ou au mieux des ::56 et on ne peut même pas choisir ses subnetid ou migrer un groupid.
IPv6 ne prend pas parce que personne n'en veut. Personne n'en veut parce que ça n'apporte que des ennuis, et aucun des "avantages" théoriques d'IPv6 n'est utilisable à moins d'avoir assez de poids parmi les acteurs d'internet pour exiger que les personnes qui ont besoin de s'interconnecter à vous fassent ce que vous demandez.
Pour tous les autres c'est liaison dédiée et VPN, routage statique et réseau privé.
[^] # Re: Tout doucement alors
Posté par Kaane . En réponse au journal L'IPv6 et moi. Évalué à 2.
Ah bon je peux aller chez Proximus et ils vont me faire la prise en charge full de mes segments de réseaux entreprise avec transport IS-IS site à site ? Ils routent IPv6 mobile ?
Je vais faire du NDP CAN ou MAN ? De la façon dont je l'entend ? (C'est à dire qu'ils sont OK si je fais IS-IS+segments privés NAT 66+DHCPv6 ou de l'OSPFv3+SLAAC)
Je suis prêt à parier que comme ce sont des "gros", si je veux interconnecter mes AS avec eux ils vont me filer une liste assez stricts de protocoles et de méthodes que je dois suivre. Et suivant les choix que j'ai effectué je vais soit devoir changer complètement mon réseau, soit devoir créer des tunnels dans tous les sens, soit monter des étages et des étages de mapping et de transformation.
Et après si je veux m'interconnecter à deux ou plus providers, ça devient vraiment drôle.
Bien sur que dans le cas ou tu maitrises totalement tes clients (en tant que provider tu leur file l'adresse, la config et souvent le matos) avec pour seul but de faire du point à point sur le web, ça marche.
Mais il y en a eu plein des changements majeurs qui était couteux financièrement, délicat techniquement et pour un gain commercial faible. Quand SFR a commencer à vendre des téléphones de voiture, ils avaient très peu de clients. Ils avaient littéralement déployés des balises un peu partout en France pour 200 VRP et 30 chefs d'entreprise technophiles.
Quand internet est sorti des universités, pareil. Personne n'y croyait, et personne ne voulait recréer pour ainsi dire ex-nihilo une nième gestion de circuits.
Et là tout le monde veut des lots d'adresses IP publiques pour gérer des réseaux PME, tout le monde veut du routage dynamique cross-site, tout le monde demande de la flexibilité d'adressage et de la migration de segments. Et au lieu de ça on a des ::64 ou au mieux des ::56 et on ne peut même pas choisir ses subnetid ou migrer un groupid.
IPv6 ne prend pas parce que personne n'en veut. Personne n'en veut parce que ça n'apporte que des ennuis, et aucun des "avantages" théoriques d'IPv6 n'est utilisable à moins d'avoir assez de poids parmi les acteurs d'internet pour exiger que les personnes qui ont besoin de s'interconnecter à vous fassent ce que vous demandez.
Pour tous les autres c'est liaison dédiée et VPN, routage statique et réseau privé.