Notre incompréhension vient du fait que tu n'as pas la définition de la justice générale.
Heu, non. Elle vient du fait que tu la considères objective et moi subjective car définie par des hommes. Si tu demandes à plusieurs personnes ce qu'est l’intérêt général tu auras sûrement des réponses différentes.
Donc à ce jeu, tu pourras toujours trouver quelque chose à redire.
Oui, que quand on dispose des outils démocratiques, se rebeller revient à nier la légitimité du processus démocratique.
Ce n'est pas un hasard si c'est tes exemples viennent de populations qui n'ont pas les outils démocratiques dans les mains : l'oppression par l'état est la chose qui légitimise leur rébellion.
C'est le cas de MLK par ex.
La loi est donc en contradiction avec la demande du peuple, il est légitime de mettre en place des actions de désobéissance civile.
La commune ne peut outrepasser les droits qui lui sont donnés par l'ensemble des français. La loi est "mauvaise" localement, mais globalement elle est "bonne". Les majoritaires locaux sont minoritaires au niveau du pays, or c'est lui qui définit (dans ce cas) ce qu'on peut faire au niveau local. La volonté de la majorité du pays est respectée, tant pis si c'est au détriment d'une majorité locale.
Il y a eu le même cas en Suisse sur le vote des femmes ou l'état fédéral a déclaré non constitutionnel un vote local l'interdisant. Alors, on supprime le droit de vote aux femmes du canton d'Apenzell ? Ou on considère que la majorité Suisse prime sur celle du canton ?
La légitimité est dans les mains de la majorité (majorité représentative ou réelle, selon les modes de légitimation). Point
Mais tu désobéis individuellement de ton propre chef quand même parce que tu es "politiquement" contre. Et ça ne te pose pas de problème de logique ?
Je suis contre les feux rouges alors je les grille ou je les met hors service ? Ou avant de les griller j'essaye de les interdire ? Et vu que tout le monde est pour (ou s'en fout) je les grille ou je les détruis quand même ?
Puisque une portion non-négligeable de la population semble opposée à une loi votée par ses représentants, laissons le peuple choisir son chemin. Et la majorité tranchera.
C'est le principe du RIC. A mon avis, vu le succès du RIP sur ADP (moins de 10% du soutient nécessaire, mais bon il reste 10 mois), alors que ça révolte la population que Macron offre ADP à Effiage ou Vinci.
Je suis pour le RIC car justement, ça permettrait de trier ce qui intéresse vraiment la population de ce qui n'agite que quelques uns.
Je pense que ça va défriserai pas mal de gens de s'apercevoir qu'ils sont les seuls intéresses par leur combat, aussi "juste" soit-il.
Concernant Bové (...)
Oui, ses condamnations sont un coup de com sur des sujets délaissés/ignorés par les législateurs et surtout l'opinion publique.
Mais c'est le processus et les démarches légales (militantisme, parti, syndicats) qui ont partiellement abouti. On peut aussi parler du rôle de l'Europe dans ce domaine qui a condamné la France pour ses retard dans la retranscription de directives encadrant sérieusement le contrôle des plantations OGM.
On désobéit avant de devenir, ou non, légitime.
On désobéit surtout quand on a pas d'autres moyens de discussion car c'est de toutes façons la discussion qui tranchera. C'est le cas de tous les exemples qu'on m'a donné.
Or, dans une démocratie, un citoyen lambda (pas un noir au temps de l'apartheid), comme en France par exemple, a ces moyens dans les mains. Mais il faut se sortir les doigts.
[^] # Re: De l'importance du contexte
Posté par Toufou (site web personnel) . En réponse au journal Richard Stallman, l'affaire Epstein et des positions franchement douteuses. Évalué à 1. Dernière modification le 19 septembre 2019 à 17:53.
Heu, non. Elle vient du fait que tu la considères objective et moi subjective car définie par des hommes. Si tu demandes à plusieurs personnes ce qu'est l’intérêt général tu auras sûrement des réponses différentes.
Oui, que quand on dispose des outils démocratiques, se rebeller revient à nier la légitimité du processus démocratique.
Ce n'est pas un hasard si c'est tes exemples viennent de populations qui n'ont pas les outils démocratiques dans les mains : l'oppression par l'état est la chose qui légitimise leur rébellion.
C'est le cas de MLK par ex.
La commune ne peut outrepasser les droits qui lui sont donnés par l'ensemble des français. La loi est "mauvaise" localement, mais globalement elle est "bonne". Les majoritaires locaux sont minoritaires au niveau du pays, or c'est lui qui définit (dans ce cas) ce qu'on peut faire au niveau local. La volonté de la majorité du pays est respectée, tant pis si c'est au détriment d'une majorité locale.
Il y a eu le même cas en Suisse sur le vote des femmes ou l'état fédéral a déclaré non constitutionnel un vote local l'interdisant. Alors, on supprime le droit de vote aux femmes du canton d'Apenzell ? Ou on considère que la majorité Suisse prime sur celle du canton ?
Mais tu désobéis individuellement de ton propre chef quand même parce que tu es "politiquement" contre. Et ça ne te pose pas de problème de logique ?
Je suis contre les feux rouges alors je les grille ou je les met hors service ? Ou avant de les griller j'essaye de les interdire ? Et vu que tout le monde est pour (ou s'en fout) je les grille ou je les détruis quand même ?
C'est le principe du RIC. A mon avis, vu le succès du RIP sur ADP (moins de 10% du soutient nécessaire, mais bon il reste 10 mois), alors que ça révolte la population que Macron offre ADP à Effiage ou Vinci.
Je suis pour le RIC car justement, ça permettrait de trier ce qui intéresse vraiment la population de ce qui n'agite que quelques uns.
Je pense que ça va défriserai pas mal de gens de s'apercevoir qu'ils sont les seuls intéresses par leur combat, aussi "juste" soit-il.
Oui, ses condamnations sont un coup de com sur des sujets délaissés/ignorés par les législateurs et surtout l'opinion publique.
Mais c'est le processus et les démarches légales (militantisme, parti, syndicats) qui ont partiellement abouti. On peut aussi parler du rôle de l'Europe dans ce domaine qui a condamné la France pour ses retard dans la retranscription de directives encadrant sérieusement le contrôle des plantations OGM.
On désobéit surtout quand on a pas d'autres moyens de discussion car c'est de toutes façons la discussion qui tranchera. C'est le cas de tous les exemples qu'on m'a donné.
Or, dans une démocratie, un citoyen lambda (pas un noir au temps de l'apartheid), comme en France par exemple, a ces moyens dans les mains. Mais il faut se sortir les doigts.