Esclavage : (...) En fait Victor Schoelcher avait déjà obtenu la signature du décret (...) il n'y avait pas de processus démocratique pour les esclaves, donc ça ne compte pas.
Et donc, tu crois vraiment que s'il n'y avait pas eu la loi passée, on leur aurait pas envoyé l'armée ce qu'on a fait au Haïtiens quelques décennies plus tôt, quand la première loi a été abolie ?
Congés payés : Ils ont été obtenus à la suite de grèves massives (...)
Il y a surtout eu un gouvernement de gauche qui a été élu (le Front Populaire) qui avait ces revendications comme programme (c'est pas moi qui le dit c'est WP qui le fait dire à Léon Blum). Les grèves ont surtout servi à l'imposer au patronat, pas au gouvernement qui était pour.
La Sécurité Sociale, fruit du Conseil National de la Résistance, elle est née sous Vichy d'un petit groupe de résistants (...) Mais c'est bien un référendum qui va la consacrer dans la constitution de la IVe
Donc, un vote ?
Bref, je suis d'accord : le processus démocratique devrait être utilisé en priorité.
C'est pas qu'il devrait, c'est que sans lui tu n'as pas la légitimité d'imposer ce que tu veux (toujours dans une démocratie).
Mais ne soyons pas binaires, le processus démocratique a parfois eu à s'appuyer sur des agents transgressifs.
100% d'accord, les grèves après la prise de pouvoir du front populaire l'ont clairement montré, ou les révoltes d'esclaves qui réclament leur dû (la liberté). Mais ça ne marche que dans ce sens là...
Je serai curieux d'un exemple de mouvement populaire hors-la-loi qui fait passer hors instance démocratique une loi quelconque.
Ce que je veux dire c'est que la désobéissance civile, dans un pays démocratique, ça n'a pas de sens car ça veut dire que tu ne reconnais pas la légitimité d'une loi voulue par la majorité (qui s'exprime) alors que tu as entre les mains les moyens de militer pour faire abolir la loi via cette même majorité si tu arrives à la convaincre.
Et heureusement, car les cas qui me viennent à l'esprit, où un groupe minoritaire a fait revenir les instances législatives sur un vote populaire, ont clairement tué la confiance dans le caractère démocratique en France : le referendum sur le TCE, notre dame des landes....
[^] # Re: De l'importance du contexte
Posté par Toufou (site web personnel) . En réponse au journal Richard Stallman, l'affaire Epstein et des positions franchement douteuses. Évalué à -3.
Et donc, tu crois vraiment que s'il n'y avait pas eu la loi passée, on leur aurait pas envoyé l'armée ce qu'on a fait au Haïtiens quelques décennies plus tôt, quand la première loi a été abolie ?
Il y a surtout eu un gouvernement de gauche qui a été élu (le Front Populaire) qui avait ces revendications comme programme (c'est pas moi qui le dit c'est WP qui le fait dire à Léon Blum). Les grèves ont surtout servi à l'imposer au patronat, pas au gouvernement qui était pour.
Donc, un vote ?
C'est pas qu'il devrait, c'est que sans lui tu n'as pas la légitimité d'imposer ce que tu veux (toujours dans une démocratie).
100% d'accord, les grèves après la prise de pouvoir du front populaire l'ont clairement montré, ou les révoltes d'esclaves qui réclament leur dû (la liberté). Mais ça ne marche que dans ce sens là...
Je serai curieux d'un exemple de mouvement populaire hors-la-loi qui fait passer hors instance démocratique une loi quelconque.
Ce que je veux dire c'est que la désobéissance civile, dans un pays démocratique, ça n'a pas de sens car ça veut dire que tu ne reconnais pas la légitimité d'une loi voulue par la majorité (qui s'exprime) alors que tu as entre les mains les moyens de militer pour faire abolir la loi via cette même majorité si tu arrives à la convaincre.
Et heureusement, car les cas qui me viennent à l'esprit, où un groupe minoritaire a fait revenir les instances législatives sur un vote populaire, ont clairement tué la confiance dans le caractère démocratique en France : le referendum sur le TCE, notre dame des landes....