• [^] # Re: Compréhension réciproque

    Posté par . En réponse au journal Typographie et langues, mes ressources (quelques‐unes) à toutes fins utiles. Évalué à 4.

    Il oppose à cette opinion sa position, selon laquelle l'étude (la science) de la langue ou du langage (l'objet), contribue à faciliter la communication et la compréhension (la finalité)

    Ce que je conteste, justement, c'est que cette science prescriptive de la langue, qu'il appelle science grammaticale, en soit une : je ne vois pas en quoi elle remplit les critères.

    De plus, je veux bien qu'il soit de l'opinion que ce style particulier d'écriture contribue d'une certaine façon à la communication. Sauf que s'il utilise l'argument de la science, il faut apporter des études scientifiques justifiant ce « contribue ».

    Ayant été linguiste dans une vie antérieure, j'observe que ce discours, académique, est parfaitement en phase avec le cercle dans lequel il est produit et, sans doute, parfaitement reçu.

    Eh bien, ça me surprend, dans le sens où la linguistique est l'étude (descriptive) de la langue comme elle est, pas de ce qu'elle devrait être (prescription). Les linguistes d'aujourd'hui me semblent souvent plutôt s'émerveiller aux moindres petites nuances de la langue orale, mais étudient rarement l'écriture, encore moins l'écriture expérimentale. Ça fait au moins deux siècles que c'est comme ça.

    D'autre part, il parle d'idéologie, mais si quelque chose peut sembler relever de l'idéologie, ce serait plutôt justement ceci : affirmer, sans arguments, qu'une forme d'expression est supérieure à celle des autres. Son style est différent, mais rien ne prouve qu'il est plus riche et nuancé. Ce n'est pas la richesse et la nuance qui sont considérées élitistes, mais la volonté d'utiliser à escient du vocabulaire alternatif et une écriture expérimentale, tout en affirmant une supériorité non argumentée.