Ce qui m'inquiète dans ce genre de techniques, c'est que quand elles se font dans un système à code fermé, lequel est connu pour communiquer en permanence et de manière opaque avec les serveurs de l'éditeur (et je ne parle pas seulement d'Apple, évidemment, MS et surtout, surtout Google font la même, en mieux, ainsi que les fabricants de spyphones — je parle du pont de données entre notre ordi ou phone et leurs serveurs), le transfert des données personnelles en devient beaucoup plus efficace.
En fait, ça revient pour les aspirateurs de données à charger les victimes de faire eux-mêmes une bonne partie du traitement sur leurs données pour qu'elles soient prêtes (ou mieux préparées) à être avalées par les fermes de données.
De même, on peut imaginer que la police, dont le but avoué est maintenant de pouvoir contrôler indifféremment n'importe quel citoyen, puisse trouver avantage à ce système, pouvant télécharger sélectivement le contenu qui les intéresse (par ex. dans ton cas faire une recherche dans les contenus et s'intéresser de plus près à cet ordi précis si la simulation d'une IA leur a prouvé que Bourbaki est un dangereux terroriste qui cherche à grouper dans un ensemble commun les extrémistes chiites et sunnites) (en plus, avec un nom comme ça... :-P). Une recherche dans les index de millions d'ordis serait infiniment plus efficace, plus rapide et moins gourmande qu'une recherche dans les données brutes de ces ordis.
Il est bien dommage qu'on soit arrivés à une époque où tout progrès dans l'interface de manipulation de nos données puisse être indifféremment interprété également comme progrès de l'espionnage.
Nous avons nous l'avantage d'avoir un système qui nous permette de maintenir le contrôle sur nos données (et encore, le paragraphe sur la police pourrait bien s'appliquer aux moins bien protégés de nous), mais comme on le sait, cela représente une très petite minorité des ordis personnels et ordiphones en circulation.
[^] # Re: Sur macOS
Posté par sebas . En réponse au journal Où sont les filesystems orientés DB?. Évalué à 3. Dernière modification le 12 septembre 2019 à 14:35.
Ce qui m'inquiète dans ce genre de techniques, c'est que quand elles se font dans un système à code fermé, lequel est connu pour communiquer en permanence et de manière opaque avec les serveurs de l'éditeur (et je ne parle pas seulement d'Apple, évidemment, MS et surtout, surtout Google font la même, en mieux, ainsi que les fabricants de spyphones — je parle du pont de données entre notre ordi ou phone et leurs serveurs), le transfert des données personnelles en devient beaucoup plus efficace.
En fait, ça revient pour les aspirateurs de données à charger les victimes de faire eux-mêmes une bonne partie du traitement sur leurs données pour qu'elles soient prêtes (ou mieux préparées) à être avalées par les fermes de données.
De même, on peut imaginer que la police, dont le but avoué est maintenant de pouvoir contrôler indifféremment n'importe quel citoyen, puisse trouver avantage à ce système, pouvant télécharger sélectivement le contenu qui les intéresse (par ex. dans ton cas faire une recherche dans les contenus et s'intéresser de plus près à cet ordi précis si la simulation d'une IA leur a prouvé que Bourbaki est un dangereux terroriste qui cherche à grouper dans un ensemble commun les extrémistes chiites et sunnites) (en plus, avec un nom comme ça... :-P). Une recherche dans les index de millions d'ordis serait infiniment plus efficace, plus rapide et moins gourmande qu'une recherche dans les données brutes de ces ordis.
Il est bien dommage qu'on soit arrivés à une époque où tout progrès dans l'interface de manipulation de nos données puisse être indifféremment interprété également comme progrès de l'espionnage.
Nous avons nous l'avantage d'avoir un système qui nous permette de maintenir le contrôle sur nos données (et encore, le paragraphe sur la police pourrait bien s'appliquer aux moins bien protégés de nous), mais comme on le sait, cela représente une très petite minorité des ordis personnels et ordiphones en circulation.