• # tout gratuit, tout payant...

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Revue de presse de l’April pour la semaine 36 de l’année 2019. Évalué à 2.

    Que de confusion dans cet article de La Tribune :-(

    • Nos logiciels open-source ou libres seraient des « logiciels offerts ». C’est faux. Selon la licence, diverses libertés s’appliquent au code source, mais très peu de restrictions s’appliquent aux binaires produits, et la vente en particulier est autorisée, en respectant les conditions de la licence (mise à disposition du code source, etc.).
      Par exemple, pour des logiciels volumineux, comme FlightGear, il n’est pas rare de trouver en vente des CD packagés. Autre exemple, divers logiciels libres sont payants sur le play-store Android (ça peut servir à financer le projet, à compenser des frais de distribution, etc.).

    • On a aussi l’open-source, « qui s’oppose violemment au principe de l’usager-payeur ». Encore faux. En fait, l’OSD est même bien plus favorable aux utilisations commerciales que ne l’est par exemple la GPL du logiciel libre (cette dernière n’interdit pas les usages commerciaux, mais permet d’y mettre plus de limites/contraintes).

    • Pas mal aussi : « Le logiciel libre a été créé [...]. À la fin des années 1990, l'appellation "open source" se substitue à celle du logiciel libre » :-o RMS doit se retourner dans sa « tombe médiatique » (cf. événements récents...).

    • Dans le même genre, dire que l’idée de l’open-source est celle « d'un programme libre dans le sens où [...] » n’est pas très malin ; comme si l’article n’était pas déjà assez confus.

    • La phrase au présent qui présente a priori Sun et Novell comme nouveaux acteurs a un petit charme rétro :-p Pour leur défense, le lien parle d’acteurs d’il y a 10 ans...

    • Merci toutefois pour le « gentil hacker ». Ça fait plaisir. Ce n’est pas ironique. Toute une culture réhabilitée le temps de quelques minutes de lecture, en dépit des dérives linguistiques.

    Bon, là, j’ai arrêté de lire parce que j’en avais trop marre du bandeau sur les cookies, qu’il faut valider à nouveau périodiquement.
    Mais curieusement, la suite a l’air plus rigoureuse...