• [^] # Re: Nous avons de la chance !

    Posté par . En réponse au sondage Quel est votre niveau d’anglais ?. Évalué à 4.

    Je confirme, en vietnamien, c'est comme en chinois (du moins ses langues han), les 2 sont des langues à ton, mais dans les 2 cas la transcription en caractères latins, un caractère chinois vaut une syllabe invariable, les tons y sont représentés par des accents et il n'y a pas de problème de variation quand on connaît leur prononciation. Les 2 n'ont pas de conjugaison, ce qui est vraiment pratique. Le vietnamien, a commencé à utiliser l'écriture chinoise, au plus en -221, lors de sa première conquête par la Chine, au moins à partir de 932, lors de leur indépendance de la Chine, puis on fait des grandes modifications, créé tout un tas de nouveaux caractères, principalement pendant 1/2 siècle, en suivant toutefois les règles de construction chinoise et cette écriture est restée officielle jusqu'en 1920. L'écriture latine vietnamienne est très proche de la transcription latine officielle (hanyu pinyin, officialisée dans les années 1960) avec ses tons représentés par des accents. Il y a un cas particulier en chinois, lorsque deux 3e tons se suivent, le 1er des 2 devient 2e ton (sandhi tonal), sinon, pas de variation entre lecture de sa transcription et prononciation. Je n'en ai pas rencontré en vietnamien, du peu que j'en connais.

    En coréen et japonais c'est différent, ils ont relativement suivi les caractères chinois tels qu'ils étaient en Chine, les variations y sont très mineures, ont d'abord été obligés d'ajouter des caractères phonétiques, puisque ces deux langues ont des conjugaisons contrairement au chinois et vietnamien, les coréens sont passé à l'écriture phonétique (hang(e)ul) au XIVe puis sont revenus à l'écriture han, et le hangeul est redevenu officiel dans la première moitié du XXe. Au passage en japonais, il y a des hauteurs de ton qui sont importante aussi si on veut bien parler japonais, mais qui sont très rarement notées en romaji, je ne les ai jamais vu dans des méthodes en français ou anglais et c'est pas noté dans leur écriture phonétique (kana) ou chinoise (kanji) non plus. J'imagine qu'il y en a aussi en coréen aussi, mais je ne les ai jamais vu décrites non plus. En tout cas en coréen, japonais et mongol, il y a à peu près le même type de déclinaison (même si elles ne sont généralement pas appelées comme ça en coréen/japonais) pour la conjugaison, et des voyelles courtes et longues qui ont leur importance.

    En français, la voyelle longue est toujours sur la dernière syllabe, on s'en rend pas toujours compte en tant que francophones natifs, ça s'entend plus facilement (entre autre) chez les Chtis, Québecois, Suisses et Savoyards.