Suivant la langue il y a toujours certains trucs qui se disent plus ou moins facilement (genre « ganbarou! » en japonais qui signifie « faisons du mieux que nous pouvons ! »), mais au point d'avoir une influence significative sur un problème algorithmique, je n'aurais pas imaginé (surtout que je me débrouille à peu près justement en euskara).
Après, personnellement, je pense que pour l'algorithmique j'utilise plus la visualisation dans ma tête, mélange d'images de graphe avec nœuds et flèches et pseudo code avec un peu de subvocalisation, et moins une langue particulière, du coup j'imagine que ça dépend aussi beaucoup de la façon dont une personne approche le sujet.
Je ne sais pas trop ce que tu entends par déclinaisons très précises : c'est pas vraiment très différent qu'utiliser les prépositions correctement en français, ça sert relativement le même but (rôle sémantique d'un groupe nominal dans la phrase), avec possiblement moins d'exceptions. L'ordre des mots est plus « tête à la fin » (head final), plus comme en japonais (sauf qu'avec changement de place pour les questions ou focus et une exception pour les adjectifs qui viennent après le nom tête). Je peux imaginer que parfois ça peut aider à ne pas perdre de vue l'important avant la fin, puisqu'il vient en dernier.
Après, le truc dont généralement tout le monde parle à propos du basque, c'est les verbes, où des choses comme « Je le lui ai » dans « Je le lui ai donné » font partie intégrante de l'auxiliaire « eman diot », mais au fond ça rend le basque juste un peu plus concis (en nombre de mots).
J'ai connu un professeur d'université qui selon le problème à résoudre raisonnait soit en chinois soit en français (ou anglais, c'est équivalent).
Mais du fait de particularités de la langue ou parce qu'il était plus habitué à un gérer un type de problème particulier dans une langue donnée ? Je veux dire, pour l'informatique, je vais souvent avoir tendance à penser des mots en anglais, pour les maths en français, et pour plein de choses de la vie de tous les jours en espagnol, mais j'aurais dit que c'est juste l'habitude.
[^] # Re: Nous avons de la chance !
Posté par anaseto . En réponse au sondage Quel est votre niveau d’anglais ?. Évalué à 3.
Suivant la langue il y a toujours certains trucs qui se disent plus ou moins facilement (genre « ganbarou! » en japonais qui signifie « faisons du mieux que nous pouvons ! »), mais au point d'avoir une influence significative sur un problème algorithmique, je n'aurais pas imaginé (surtout que je me débrouille à peu près justement en euskara).
Après, personnellement, je pense que pour l'algorithmique j'utilise plus la visualisation dans ma tête, mélange d'images de graphe avec nœuds et flèches et pseudo code avec un peu de subvocalisation, et moins une langue particulière, du coup j'imagine que ça dépend aussi beaucoup de la façon dont une personne approche le sujet.
Je ne sais pas trop ce que tu entends par déclinaisons très précises : c'est pas vraiment très différent qu'utiliser les prépositions correctement en français, ça sert relativement le même but (rôle sémantique d'un groupe nominal dans la phrase), avec possiblement moins d'exceptions. L'ordre des mots est plus « tête à la fin » (head final), plus comme en japonais (sauf qu'avec changement de place pour les questions ou focus et une exception pour les adjectifs qui viennent après le nom tête). Je peux imaginer que parfois ça peut aider à ne pas perdre de vue l'important avant la fin, puisqu'il vient en dernier.
Après, le truc dont généralement tout le monde parle à propos du basque, c'est les verbes, où des choses comme « Je le lui ai » dans « Je le lui ai donné » font partie intégrante de l'auxiliaire « eman diot », mais au fond ça rend le basque juste un peu plus concis (en nombre de mots).
Mais du fait de particularités de la langue ou parce qu'il était plus habitué à un gérer un type de problème particulier dans une langue donnée ? Je veux dire, pour l'informatique, je vais souvent avoir tendance à penser des mots en anglais, pour les maths en français, et pour plein de choses de la vie de tous les jours en espagnol, mais j'aurais dit que c'est juste l'habitude.