• [^] # Re: Ha les gens disant aimer mais n'aimant pas le libre...

    Posté par . En réponse au journal un (non-)aperçu du libre. Évalué à 1. Dernière modification le 02 septembre 2019 à 12:49.

    Quand je lis : "Je n'ai aucun problème avec les désaccords tant qu'on reste dans le sociable et le diplomatique." et plus loin "Les développeurs et les utilisateurs sont dépendants les uns des autres. Mais c'est une notion sûrement trop avancée :)" je ne peux m'empêcher de voir une contradiction.

    Pour les alternatives, il est bien qu'il en existe. Mais en pondre à tire-larigot pour se retrouver avec 15 outils incomplets au lieu de 3 outils fonctionnels, c'est cela la beauté du libre, après tout !

    Et ? Parce que pour toi les 15 outils sont incomplets. Rien ne te dit que les trois outils que tu voudrais seraient complets pour tout le monde, que tout le monde serait à l'aise pour les utiliser. Et peut-être que justement, ils seraient trop complets donc difficiele à prendre en main pour des besoins basiques ... ou l'interface ne plairait pas. Et peut être qu'avec 3 outils, plein de gens n'auraient pas sauté le pas vers le libre parce qu'ils n'auraient pas trouvé l'outil dont ils auraient besoin (CF mon exemple avec XFCE).

    Il est vrai que mutualiser les efforts, ça ne fait pas avancer les choses... Dans aucun domaine :)

    Ben non. Pas toujours. Mutualiser, ça veut dire trouver un dénominateur commun, qu'il est parfois difficile de définir. Et quand il est défini, ça devient compliqué de le changer sans impacts. Du coup certains préfèrent s'affranchir de ce genre de dépendance pour aller plus vite, ou pour plein d'autres raisons. Donc mutualiser n'est pas toujours mieux (d'ailleurs la mouvance devops est un bon exemple pour montrer que la mutualisation n'est pas toujours souhaitable. On a aussi le cas d'équipes techniques à qui on donne plus de libertés sur le choix des outils/frameworks utilisés plutôt que d'imposer un outil/framework pour tout le monde).

    Pourquoi justifier une amende quand on viole le code de la route ?

    Parce que tu enfreins la loi. Et la motivation te montre en quoi tu enfreins la loi. Et ça permet de ne pas avoir de condamnation arbitraire.

    pourquoi motiver une condamnation au pénal ?

    Parce que tu enfreins la loi. Et la motivation te montre en quoi tu enfreins la loi. Et ça permet de ne pas avoir de condamnation arbitraire.

    Tes deux exemples sont ridicules dans le contexte. Dans le cas du libre, tu n'enfreins aucune loi ni aucune règle parce que tu forkes.

    Maintenant si je reprends l'exemple du code de la route : Pourquoi devrais-je justifier de rouler à 40 sur une zone limitée à 50, 60 voire 90 km/h ? Pourquoi devrais-je justifier de l'utilisation quotidienne d'un pass illimité pour aller au cinéma à partir du moment ou ce pass est illimité et que je paye ma cotisation mensuelle ? Si les clauses ne m'imposent pas de limite (dans ce cas c'est plus de l'illimité), je n'ai pas à me justifier. Et si les clauses imposent des limites, ce n'est tout simplement plus un abonnement illimité.

    On peut continuer longtemps sur la vacuité de l'argument : "je forke parce que c'est ainsi et point barre".

    Non: c'est "je forke parce que le projet mainstream a pris une direction qui ne me plait pas." Ou "Je forke parce que j'ai envie d'essayer un truc nouveau par rapport au projet mainstream". ou "Je forke parce que j'ai envie de m'amuser sans perturber le projet initial". Dans tous les cas la licence le permet. Et elle est faite pour ça.

    Petite annecdote : je suis en ce moment en train de lire un bouquin sur Nodejs: ce livre retrace l'historique du projet et parle de certains forks qui ont été faits pour des raisons plus idéologique que techniques (contrôle trop important d'une société sur le projet). L'histoire semble montrer que ce fork n'a pas été aussi néfaste qu'on pourrait le croire car il a permis de mettre en place une gouvernance plus consensuelle (et le projet forké a semble-t-il plus eu de raison d'être).