• [^] # Re: Ici Entr'ouvert (enfin un bout de)

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Une violation de licence est une rupture de contrat et pas une contrefaçon (en France). Évalué à 2.

    Bon, allez un dernier pour la route :

    L'argent c'est le mal ? Les développeurs vivent d'amour et d'eau fraîche ?

    Tiens, tentative de détourner l'attention.
    Pas de chance, je n'ai rien contre l'argent.
    Hors sujet, je n'ai jamais dit que l'argent c'est le mal, au contraire (en fait, j'aime bien l'argent même, et suis le premier à dire que le non commercial est incompatible avec le libre).

    Je ne comprends pas ce moralisme à la con

    Encore hors sujet, je me fous de la morale (comme je me fous que ce soit libre quand j'utilise un logiciel), j'aime juste appeler un chat un chat, j'aime analyser la réalité derrière un affichage.

    des fois des gens honnêtes ou ayant un service juridique conscient du sujet (Cisco, Bloomberg par exemple) nous demandent une licence, on leur vend,

    Oui, bref, vous vendez du proprio à des gens qui commandent du proprio.
    Rien de ma, juste rien à voir avec du libre

    cet argent sert à développer le reste de notre activité

    Pas de soucis, mais pas de rapport avec le libre.
    Parce que bon, sinon on pourrait dire que l'anti-speciste est charcutier pour avoir les moyens de lutter pour l'anti-specisme, ca serait toutefois pris pour de l'humour par pas mal de monde j'imagine.

    Bref, vous vendez du proprio en limitant les droits libres, le libre est une monnaie d'échange.

    Par ailleurs nous recevons des contributions fortes de RedHat depuis quelques années

    RedHat accepte de signer votre CLA pour que vous vendiez votre version proprio? Sinon vous ne pourriez pas vendre la version non GPL... J'avoue avoir une doute sur RedHat qui signerai un CLA, mais admettons.

    Je n'ai insulté personne en disant que nous défendions le libre,

    Si, car vous mettez tous les libristes dans le copyleft, ce qui n'est pas le cas.
    Arrêtez donc de dire que vous défendez le libre, le libre non copyleft n'a rien à faire de votre bataille (et le copyleft non plus en fait vu ce que vous voulez à la fin, voir plus bas).

    Je maintiens que notre combat sur la reconnaissance des licences comme pouvant générer de la contrefaçon est important pour le libre en général,

    Je maintien que la CC0 ou WTFPL n'y voient aucune importance car contrefaçon impossible avec ces licences par définition, et vous n'avez pas indiqué en quoi ca serait important pour eux, comme par hasard (bref : aucune contre argumentation, juste offusqué).

    nous sommes libristes, regardez git.entrouvert.org et le CV de nos salariés et l'histoire de notre société avant de l'ouvrir.

    Vous voulez parler de repo que vous mettez en GPL et vendez aussi en non libre quand c'est bankable, bref du libre négociable en non libre?

    nous sommes libristes

    Qui négociez sans soucis des droits non libre que vous refusez au autres, bref de la concurrence deloyale par rapport aux autres, votre business est d'être le seul à vendre une possibilité.
    Le libre s'interesse à celui qui reçoit, vous vous limitez des droits pour pouvoir les négocier. Je le disais déjà avant : méthode MySQL, libre comme banale valeur négociable. Libriste autant que le charcutier anti-spéciste (sans parler des incohérences ignorées genre GPL vs commercial, bizarre même pas un "oups on va corriger", c'est juste insultant de se dire libriste en considérant le libre comme non commercial). Rien de nouveau, quelques boites tentent un tel modèle, utilisant la GPL comme un moyen de vendre de banales licences non libres.

    Mais finalement le meilleur est pour la fin :

    nous espérons toujours des dommages et intérêts substantiels si on arrive au bout.

    Voilà, on y est, ce n'est pas une histoire de défense du libre qu'on voudrait faire appliquer, juste une banale histoire de thune. Le libre toujours en banale valeur négociable.

    Bon, au moins ça explicite la position, je saurai quelles questions poser immédiatement si jamais je croise cette entité sur un CV ou autre et qu'on me dit être libriste.