• [^] # Re: une fiction n'est pas un documentaire

    Posté par . En réponse au journal [cinéma] Chernobyl, la mini-série en cinq épisodes. Évalué à 3.

    Bonjour,

    Pour ma part je me souviens très bien du Pr Pellerin intervenant à la TV publique pour nous expliquer qu'il n'y avait rien à craindre, que les retombées seraient extrêmement peu probables en France, avec force cartes météos à l'appui, c'était certain, le fameux "nuage" ne survolerait pas le pays!
    En 2006 à l'institut Curie il y avait eu un événement organisé pour les 20 ans de la catastrophe.
    Mis à part les exposés scientifiques, nous étions quelques uns à sursauter en entendant quelques affirmations qui furent énoncées lors de ces conférences ("la surmortalité dans la population de la zone interdite est avant tout due aux conséquences des troubles psychologiques causés par les déplacements forcés des résidents (dépression, alcoolisme...)"
    Certains protagonistes, d'ancien membres des organismes antérieurs l'ANDRA et à l'Autorité de Sûreté Nucléaire, refusèrent que des interventions fussent filmées. Des "conseillers techniques/juridiques" filtraient certaines questions.
    Le tout ajouté au manque de transparence sur autant d'années alimentait les théories les plus alarmantes.
    Entre autres il y eût une controverse sur la prétendue disparition d'un ensemble de mesures de radioactivité naturelle antérieure, dans la vallée de la Durance il me semble.
    Quant à la non-toxicité des faibles doses, même s'il y a un consensus large sur la relative innocuité d'une faible exposition à certains rayonnements, il en est tout autre concernant l'ingestion d'infimes quantités de radioéléments, qui sont des métaux lourds (ou l'iode 131 qui va se fixer sur la thyroïde mais a une demi-vie très courte), ont les propriétés chimiques de ces derniers, se "stockent" dans le corps pour de longues périodes, irradiant localement en continu les tissus à proximité.
    Le fameux calcul de l'IRSN qui aboutit à une dose absorbée de 1mSv pour un consommateur exclusif de gibiers et champignons provenant des zones à plus fortes retombées me laisse perplexe.
    C'est comme dire à quelqu'un qu'il y a une mine antipersonnel sous les routes quelque part, mais la probabilité de la déclencher est faible vu la surface concernée.