• [^] # Re: une fiction n'est pas un documentaire

    Posté par . En réponse au journal [cinéma] Chernobyl, la mini-série en cinq épisodes. Évalué à 3. Dernière modification le 24 juin 2019 à 21:30.

    Le soucis avec ce sujet, c'est qu'au final on a rarement des données qui nous permettent de vraiment trancher catégoriquement

    Je vais retirer "trancher catégoriquement" de ta phrase, pour le garder pour après. Ensuite je m'excuse car j'ai la flemme de rechercher maintenant les sources et ne suis pas assez soigneux pour les avoir notées à part, celles-ci. Donc quelques données à la volée de tête : actuellement "nous" (le monde) consommons environ 50 Térawatts chaque heure. L'industrie nucléaire actuelle estime à 5 millions de tonnes nos réserves mondiales d'uranium dont le coût d'extraction est aujourd'hui inférieur à 150$ la tonne. Les prévisions de l'industrie nucléaire française pour la consommation annuelle mondiale varient entre 400 et 800 gigawatts en 2035, en fonction des différents plans possibles de développement. L'estimation de consommation mondiale d'uranium se situe donc entre 80 000 tonnes et 150 000 tonnes par an.

    Voilà.
    On nomme cela le point de rupture d'approvisionnement. Entre 30 et 50 ans de réserves. C'est tout.

    Donc le "nucléaire" tel qu'on le connait aujourd'hui est d'ores et déjà MORT.

    Encore plus si on intègre toute sa réalité à son prix de vente. Donc : plan de développement et de recherche, coûts d'exploitation, plan de démantèlement, cycle de gestion des déchets. Or pour l'instant en France le prix de vente inclue : le second, une trop faible partie du troisième, et grosse part du dernier. Mais c'est presque un détail face au point précédent.

    Est ce que cela veut dire qu'on doit abandonner ? Perso, et là c'est mon avis personnel, non on ne doit pas abandonner. Mais chercher, et financer ces recherches massivement, d'autres voies d'exploitation. Par exemple reprendre les surgénérateurs (?) ne pas abandonner la fusion, industrialiser la filière Thorium ...

    ps : si nous devions passer au 100% nucléaire avec les technos du jour, nous n'aurions pas fini de construire les dernières centrales qu'il n'y aurait déjà plus d'uranium exploitable sur terre.