Le soucis avec ce sujet, c'est qu'au final on a rarement des données qui nous permettent de vraiment trancher catégoriquement, dans un sens comme dans un autre. De la même façon qu'évaluer les conséquences d'un accident nucléaire n'est pas évident et est une source d'exagérations rapides et non rigoureuses (à la Greenpeace), évaluer les conséquences du changement climatique ne l'est pas non plus, surtout localement.
Par exemple, tu affirmes que l'urgence c'est le climat, mais c'est, à mon avis, un peu rapide et naïf aussi ; tu prends l'exemple de l'Allemagne, or il n'est pas clair que pour eux (un pays plutôt froid) cela devienne un problème, donc les mesures qu'ils ont prises sont potentiellement raisonnables de leur point de vue — soyons honnêtes, on peut difficilement s'attendre à du pur altruisme de la part des pays sur ce genre de sujet, vu le poids de l'énergie dans notre société.
Bien sûr, le changement climatique pourrait avoir des effets à distance, par exemple en modifiant significativement des courants comme le gulf stream et conduisant à des mauvaises surprises même en Allemagne. Cependant, la probabilité de ce genre d'effets secondaires est pour ainsi dire non estimable avec les données dont nous disposons actuellement, donc espérer que la politique énergétique d'un pays dépende d'une telle éventualité à la probabilité inconnue est naïf, à mon avis.
On devrait en France déployer notre argent et énergie plutôt pour decarboner le transport, l'agriculture et isoler plutôt que de convertir en vain le nucléaire pour du renouvelable.
Je suis bien d'accord, réduire la consommation dans tous les domaines possibles, en particulier en effet pour les transports, permettrait de diminuer les conséquences néfastes de l'énergie beaucoup plus que le choix particulier d'une énergie ou d'une autre.
[^] # Re: une fiction n'est pas un documentaire
Posté par anaseto . En réponse au journal [cinéma] Chernobyl, la mini-série en cinq épisodes. Évalué à 5.
Le soucis avec ce sujet, c'est qu'au final on a rarement des données qui nous permettent de vraiment trancher catégoriquement, dans un sens comme dans un autre. De la même façon qu'évaluer les conséquences d'un accident nucléaire n'est pas évident et est une source d'exagérations rapides et non rigoureuses (à la Greenpeace), évaluer les conséquences du changement climatique ne l'est pas non plus, surtout localement.
Par exemple, tu affirmes que l'urgence c'est le climat, mais c'est, à mon avis, un peu rapide et naïf aussi ; tu prends l'exemple de l'Allemagne, or il n'est pas clair que pour eux (un pays plutôt froid) cela devienne un problème, donc les mesures qu'ils ont prises sont potentiellement raisonnables de leur point de vue — soyons honnêtes, on peut difficilement s'attendre à du pur altruisme de la part des pays sur ce genre de sujet, vu le poids de l'énergie dans notre société.
Bien sûr, le changement climatique pourrait avoir des effets à distance, par exemple en modifiant significativement des courants comme le gulf stream et conduisant à des mauvaises surprises même en Allemagne. Cependant, la probabilité de ce genre d'effets secondaires est pour ainsi dire non estimable avec les données dont nous disposons actuellement, donc espérer que la politique énergétique d'un pays dépende d'une telle éventualité à la probabilité inconnue est naïf, à mon avis.
Je suis bien d'accord, réduire la consommation dans tous les domaines possibles, en particulier en effet pour les transports, permettrait de diminuer les conséquences néfastes de l'énergie beaucoup plus que le choix particulier d'une énergie ou d'une autre.