• [^] # Re: Notion d'insulte

    Posté par . En réponse au journal Appel à interviews. Évalué à -3.

    Sauf que c'est pas ça. Tu oublies le mot "souvent".

    Uh? Ça change quoi? J'ai oublié le mot "souvent", rajoute le, ça ne change rien à ma position ou aux explications.

    J'ai absolument rien compris à cette phrase.

    Le préjugé "on ne peut plus rien dire envers la personne faisant partie du groupe X sans être accusé d'être anti-X" est un préjugé en Europe qui est aussi nourri par ce qui se passe aux USA. Soit directement (par exemple en entendant directement des américains en parler), soit indirectement (en entendant des européens en parler alors qu'ils ont eux-mêmes entendus des américains en parler).

    Mais je cherche pas a dire que tu as tort, je dis juste qu'on en sait rien, et que c'etait pas mon propos. Je cherchais juste un nom à un phénomène précis, tu m'en as donné un autre qui correspond à un autre phénomène. Je suis content d'avoir appris un nouveau mot, mais ca répond pas à ma question.

    Tu me demandes des sources que c'est plus fréquent. Tu ne peux pas avoir le beurre et l'argent du beurre: assume tes questions. Ici, je démontre que "plus fréquent" est la position intelligente, et que si tu n'y crois pas, c'est à toi de démontrer que la situation n'est pas la plus plausible.
    Je ne fais que répondre à ta question "pourquoi dis-tu que c'est plus fréquent".
    Quand j'y réponds, tu me sors "je cherchais juste le nom". Ne me demande pas mes sources si ensuite, lorsque je perds mon temps à construire mon argumentaire, tu envoies tout balader comme si je sortais ça de nulle part.

    J'espère que c'est non intentionnel, mais honnêtement, c'est un comportement lamentable (mets toi à ma place: je réponds à tes questions et je me le fais reprocher ensuite).

    Bah c'est simple : tu me dis que tu vois toujours un commentaire qui dit que "pas tout les hommes ...". Puis tu me reproches "ton impression est forgée sur le fait que sur des milliers de personnes (parfois plus) exposées à la phrase, une ou deux personnes ont réagi comme ça". Je dis juste que tu viens de faire la meme chose : sur des milliers de personne qui ont vu le post, il y en a une ou deux qui ont réagit en faisant le commentaire que tu retrouves toujours.

    Qu'est-ce que tu racontes? Quand je dis: "ton impression est forgée sur ..." je ne te reproche pas de faire une constatation sur base d'un commentaire parmi 1000. Ce que je te reproche, c'est de faire une constatation sur base d'un commentaire parmi 1000 puis ensuite comparer ça à une situation où tu prends un commentateur particulier.
    Le "white fragility" est aussi basé sur une tendance globale, cela ne signifie pas que tout les acteurs de cette situation agissent exactement toujours de la même façon, ce serait stupide. Mais ce serait aussi stupide de dire que l'étude de cette tendance devrait être ignorée sous le faux prétexte que "pas tout les blancs".

    Aucune, je te le concède. En effet, on traite rarement les hommes de "harpies anti-homme" comme on traite rarement les femmes de phallocrate. Et alors ?

    Tu passes totalement à côté de ce que je veux dire.
    Ce que j'essaie d'expliquer est un phénomène scientifique bien connu de biais: tu VOIS les cas où tu es traité de phallocrate, mais tu n'es pas là lorsqu'on traite une femme d'harpie anti-hommes.
    De la même manière, une femme n'est pas en mesure de juger si les hommes se font traiter de phallocrate souvent (sauf que depuis, des méthodes d'observations plus objectives sont apparues, notamment en regroupant les impressions des femmes ET des hommes. Pareil pour la "white fragility": l'étude que j'ai donné est faite par une personne blanche, et ses observations ne sont pas des impressions basées sur des trucs remarqués dans la vie de tout les jours, ces observations sont récoltées scientifiquement pour éviter les biais).

    Non. J'ai juste dit que ca arrivait.

    Plus important qu'il n'est en réalité.
    Je me casse la tête a essayer de t'expliquer ça. Si le phénomène t'apparait comme "souvent", la réalité est qu'il est sans doute "dans de rares cas".

    tu le vois très fort
    Non

    Oui, tu le vois très fort. Relativement entre les deux cas, l'un est "très fort" par rapport à l'autre. Le fait que ça soit 0.0001 reste "très fort" par rapport à 0.00000000001. Essaie d'arrêter de lire mot-à-mot et essaie juste de comprendre le message que je veux transmettre, il n'est pas compliqué.

    Non plus. C'est pour ça que j'ai dit "souvent" et pas "toujours" ni "en général".

    De nouveau, cela ne change rien à mon argument. Ce que j'explique est un biais reconnu scientifiquement et objectivement. Peut-être que tu te sens offensé par la discussion, mais le fait est là: vu ta position, tu ne peux pas avoir une impression réaliste de la situation, et toutes tes conclusions sur le sujet doivent donc être prises avec des pincettes.
    Je m'en fous de savoir si tu penses que c'est "souvent" ou "toujours", "souvent" RESTE UNE CONCLUSION BIAISÉE.

    Ou, en d'autres termes: vu ta position, si tu dis "toujours", la réalité est sans doute "souvent", et si tu dis "souvent", la réalité est sans doute "dans des rares cas".

    Là non plus, j'ai rien compris. Dis-tu que si c'est vrai que c'est plus fréquent, alors il est moins probable qu'il existe une étude prouvant que c'est plus fréquent ? Si la proposition A est vraie, alors il est moins probable qu'il existe une étude prouvant que la proposition A est vraie ? Il y a une chose qui m'echape, là...

    Je dis le contraire: je dis "A est plus fréquent que B". Si cela est vrai, si B n'est pas très fréquent, il est probable que personne ne prenne la peine de faire une étude sur B, et que par conséquent, il n'existe aucune étude prouvant que B est moins fréquent que A.

    Ca tombe bien, j'ai jamais prétendu ça. Ouf, j'ai encore le droit de prétendre n'être ni stupide ni malhonnete.

    Mais du coup, tu viens d'expliquer que tu étais vraiment stupide de m'avoir demander des sources lorsque j'ai mentionné que c'était plus fréquent. Ben oui, tu expliques ici que tu sais très bien que l'absence de source dans ce cas ne prouve rien, mais tu as demandé des sources (la première fois aurait pu être par curiosité, mais la deuxième fois, tu as utilisé ça comme argument: "ces sources ne montrent pas que ces plus fréquent").
    Soit tu savais que c'était inutile, et tu as voulu me faire perdre mon temps, soit tu ne savais pas et maintenant tu cherches une échappatoire.

    Ca tombe bien, ça non plus, j'ai jamais prétendu le contraire.

    Et? Je voulais juste mettre les choses aux points. Tu parles d'un phénomène. Qu'on soit clair sur ce point: tu reconnais donc que ce phénomène peut être légitime et que traite un homme de phallocrate parce qu'il attaque une femme peut être totalement correct.

    C'est pour moi ici l'élément le plus intéressant de la discussion: tu dis "quand on s'attaque à une femme, on est souvent perçu comme s'attaquant à toutes les femmes".
    Ma position est "quand on s'attaque à une femme, on est rarement perçu comme s'attaquant à toutes les femmes, mais souvent, quand on a un problème avec 'toutes les femmes', cela transparait d'une manière ou d'une autre, et on finit par être accusé, à raison, d'avoir un problème avec toutes les femmes (et on est alors convaincu que si on s'attaque à une femme, on est perçu comme s'attaquant à toutes les femmes)"
    Cette hypothèse est basée sur le fait que ceux qui prétendent avoir été considéré comme "anti toutes les femmes" sans fondement finissent très souvent par démontrer, une fois que la conversation avance, que cette considération était fondée.