Honnêtement, pour la recherche publique tu as quand même des contraintes et sources d'embêtements : habiter dans une grande ville (sans quoi rien ou choix très limité), aimer l'avion et les longs déplacements pour juste quelques jours à des conférences (sans quoi moins de publis et donc pas de poste stable), deadlines (plus ou moins contraignant suivant les fois et les collègues avec qui tu publies), accepter de travailler dans un milieu hiérarchisé (grades, échelons, doctorant, post-doc, stagiaires, etc.) et avec inégalités de salaires importantes (comme dans le privé), parfois manque de chance avec certains enseignements (genre se retrouver à donner des TPs dans trois salles différentes à la fois pendant plus d'un mois du fait d'une soi-disant mauvaise évaluation des effectifs; ou encore se retrouver à faire le travail d'un chargé du cours rarement sur le site et qui répond aux mails avec une semaine ou deux de retard quand il répond), de la paperasse (moins qu'ailleurs peut-être, mais une certaine quantité) ; je n'ai fait qu'une thèse, j'ai donc sans doute échappé à pas mal d'autres choses.
Ceci dit, oui, l'environnement de travail en général et la flexibilité des horaires sont plutôt sympas en recherche. Mais dans d'autres domaines que l'informatique il est peut-être plus facile de se sentir utile avec moins de pression et désagréments aléatoires; je dis peut-être, parce qu'en pratique, quelque soit le domaine, le gagne-pain s'accompagne toujours potentiellement de mauvaises surprises, sauf pour ceux qui ont des économies et peuvent se permettre de partir/se libérer et faire une pause quand ils le veulent.
[^] # Re: Mon avis
Posté par anaseto . En réponse au journal Moi, expert C++, j'abandonne le C++. Évalué à 3.
Honnêtement, pour la recherche publique tu as quand même des contraintes et sources d'embêtements : habiter dans une grande ville (sans quoi rien ou choix très limité), aimer l'avion et les longs déplacements pour juste quelques jours à des conférences (sans quoi moins de publis et donc pas de poste stable), deadlines (plus ou moins contraignant suivant les fois et les collègues avec qui tu publies), accepter de travailler dans un milieu hiérarchisé (grades, échelons, doctorant, post-doc, stagiaires, etc.) et avec inégalités de salaires importantes (comme dans le privé), parfois manque de chance avec certains enseignements (genre se retrouver à donner des TPs dans trois salles différentes à la fois pendant plus d'un mois du fait d'une soi-disant mauvaise évaluation des effectifs; ou encore se retrouver à faire le travail d'un chargé du cours rarement sur le site et qui répond aux mails avec une semaine ou deux de retard quand il répond), de la paperasse (moins qu'ailleurs peut-être, mais une certaine quantité) ; je n'ai fait qu'une thèse, j'ai donc sans doute échappé à pas mal d'autres choses.
Ceci dit, oui, l'environnement de travail en général et la flexibilité des horaires sont plutôt sympas en recherche. Mais dans d'autres domaines que l'informatique il est peut-être plus facile de se sentir utile avec moins de pression et désagréments aléatoires; je dis peut-être, parce qu'en pratique, quelque soit le domaine, le gagne-pain s'accompagne toujours potentiellement de mauvaises surprises, sauf pour ceux qui ont des économies et peuvent se permettre de partir/se libérer et faire une pause quand ils le veulent.