• [^] # Re: D'excellentes ressources pour en savoir plus sur le sujet

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Impressions sur la campagne pour les européennes. Évalué à 5.

    On me signale dans l'oreillette que c'est mal de parler sans sources. Alors je vous renvoie au rapport de 2018 de la Cour des Comptes sur le soutien aux énergies renouvelables, dans lequel on peut trouver ceci, page 8 :

    En France, la somme des dépenses publiques de soutien aux EnR est estimée pour 2016 à 5,3 Md€. Cette mobilisation financière va connaître une progression forte : si la France réalise la trajectoire qu’elle s’est fixée, les dépenses relatives aux EnR électriques pourraient ainsi atteindre 7,5 Md€ en 2023.Les EnR électriques bénéficient de l’essentiel de ces dépenses publiques avec, en 2016, 4,4 Md€ contre 567 M€ pour les EnR thermiques

    Puis, en fin de page 8 et début de page 9 :

    Les soutiens octroyés par l’État se sont aussi avérés disproportionnés par rapport à la contribution de certaines filières aux objectifs de développement des EnR : pour le photovoltaïque par exemple, les garanties accordées avant 2011 représenteront 2 Md€ par an jusqu’en 2030 (soit 38,4 Md€ en cumulé) pour un volume de production équivalent à 0,7 % du mix électrique.

    Suivi de :

    Ainsi, la pleine réalisation des appels d’offres de 2011 et 2013 sur l’éolien offshore coûterait aux finances publiques 2 Md€ par an pendant 20 ans (soit 40,7 Md€ en cumulé) pour un volume équivalent à 2 % de la production électrique.

    Au final, on parle de 121 000 000 000 € (cent-vingt-et-un-milliards d'euros), comme le mentionne la page 46 et le billet de blog plus digeste que je lie dans cette phrase.

    Quant au financement de Greenpeace, il est très complexe et opaque (en particulier celui des branches internationales et américaines). La Cour des Comptes (encore elle) a publié un rapport sur le sujet, que Greenpeace France présente comme ayant une conclusion « simple et sans appel » – en oubliant dans sa page de préciser ces deux détails du résumé :

    Greenpeace France doit, néanmoins, conformément aux engagements qu’elle a pris, faire évoluer certains choix de comptabilité analytique, de façon à rendre compte avec davantage de fidélité de l’emploi des fonds qu’elle collecte.
    [...]
    Dans le contrôle qu’elle a mené, la Cour s’est trouvée dans l’impossibilité de se prononcer sur l’emploi des fonds versés par Greenpeace France à la fondation Greenpeace International, qui représentent environ 20 % des ressources collectées par Greenpeace France.

    La connaissance libre : https://zestedesavoir.com