• [^] # Re: pas cool les gens

    Posté par . En réponse au journal Appel de plusieurs organisations à imposer un minimum d'interopérabilité pour les GAFA. Évalué à 2.

    En fait, balancer des points médians partout ce n'est pas de l'écriture inclusive. C'est de la paresse et ça ne sert à rien qu'à enquiquiner les lecteurs et les lectrices et à poser des problèmes à toutes les personnes qui ont des difficultés d’accès à l'écrit (et ça fait un paquet).

    Surtout que le français est déjà en soi une langue particulièrement difficile à l'écrit.

    Sinon, je préconise de parler des utilisateurs et des utilisatrices, des directeurs et des directrices, des présidents et des présidentes, des maitres et des maitresses de conférence, des pharmaciens et des pharmaciennes.

    En un certain sens, ça ressemble à ce que font certaines langues neutres comme le basque où « grands-parents » se dit « grand-père-grand-mère » (« aitona-amona » ou « aitite-amama » suivant les régions). La même méthode est utilisée dans tous les cas similaires (frères et sœurs, etc.).

    Après, la différence c'est qu'en basque ça n'arrive que sur certains mots précis où ça a un sens, car 99% des mots, dont ceux de tes exemples, sont neutres et il n'y a même pas de marque au niveau des pronoms. L'inclusivité n'a donc que très peu d'impact au niveau de la verbosité, c'est le truc par défaut, dans l'idéal le français évoluerait vers une simplification grammaticale et disparition des marques avec création d'un neutre. Toutes ces marques inutiles, c'est un artéfact des langues romanes. Après, est-ce que ça a un impact en pratique, je sais pas ; ceci dit, on entend parfois dire que le Pays Basque a une tradition plus matriarcale (mon expérience me dit qu'en tous cas il semble qu'il soit plus courant que les femmes gèrent les sous dans la famille), je ne sais pas si la langue y est pour quelque chose, probablement non, mais qui sait ?