• [^] # Re: Comparatif

    Posté par . En réponse au lien Plus de la moitié des personnes LGBT ont déjà été agressées au cours de leur vie, selon une enquête. Évalué à 5.

    par peur de vous faire agresser ?

    Je trouve qu'il est important que ce genre d'étude évalue les faits et les ressentis (ce que fait plus ou moins l'étude dont il est question ici). Donc la question de la peur est importante.

    Ça reste une question sur les peurs, donc rarement en corrélation avec les faits. Ce n'est pas un jugement de valeur contre cette question, vu qu'une seule question ne peut pas couvrir tout le spectre.

    Par exemple il y a des tonnes de gens qui ont la trouille d'un attentat alors qu'en France il est des centaines de fois plus probable de mourir dans un accident automobile, et des milliers de fois plus probable de mourir à cause de ce qu'on mange et du manque d'activité physique. En gros la peur de l'attentat est juste débile.
    --> il faut étudier les faits, et les résultats « moraux ». Avec ça on peut commencer à réfléchir aux solutions (ce qui est le but d'une étude, sinon inutile de dépenser de l'énergie)

    De plus des gens sont très sensibles aux probabilités néfastes, d'autres les sont beaucoup moins. On pourrait imaginer que le fait d'être LGBT est corrélé positivement (ou négativement) avec un seuil qui fait qu'ils ont plus peur (ou moins) que les autres.
    Avec cette étude on ne sait pas si leurs craintes sont à un niveau normal (ils réagissent comme la moyenne), ou bas (ils sont plus solides que la moyenne, ou plus habitués), ou haut (ils sont trop focalisés).

    Ce qui me pose vraiment problème dans cette étude, c'est qu'elle est orientée : on considère d'emblée que les LGBT sont victimes de la bêtise ambiante (on ne fait pas d'étude sur les agressions subies par les hommes blancs hétéros, car « on » considère que ce ne sont pas des victimes). C'est de la communication, pas une étude.
    Il aurait été bien plus profitable d'évaluer les agressions de tout le monde. Après on pourrait dire : les LGBT sont agressés à 52 %, les noirs sont agressés à 35 %, les femmes ceci, les roux cela.
    Parce que quelque chose me dit qu'environ 50 % des non LGBT ont déjà été agressés tel que décrit dans l'étude. Donc la posture de les présenter comme victimes spéciales ne tiendrait pas, ou au contraire serait mise en évidence.

    Il faut également tenir compte de la fréquence, ce que fait partiellement cette étude en indiquant le taux sur l'année (ou 2 ans, je ne sais plus). Ce n'est pas la même chose de se faire insulter 3 fois dans sa vie, que si ça arrive tous les 6 mois.