Le coût des logements anciens augmente avec le temps. Cela évolue de façon totalement décorrélée des prix de constructions censés être amortis avec le temps.
Tu oublies deux choses.
Un logement ancien nécessite des entretiens, parfois lourds. Typiquement j'ai un logement qui date des années 30, j'ai l'historique des factures de la maison depuis 20 ans (des anciens proprio), sur cette période il y a eu en dépenses engagées autant que la moitié de la valeur d'achat de la maison pour moi. Et la maison n'est pas en état neuf pour autant, il y a beaucoup à faire.
Et oui, refaire la toiture, l'isolation, le chauffage ou le système électrique, ce n'est pas gratuit et pourtant tu dois le faire régulièrement. Cela peut même être très cher car tu fais des opérations sur un bâtiment ancien, qui n'a pas été conçu comme les standards d'aujourd'hui.
Ensuite, tu oublies que des logements anciens sont bien situés aussi. Par exemple à Paris centre, ce sont souvent des bâtiments anciens. Mais comme tout le monde veut habiter à Paris centre (ou du moins beaucoup de gens dans cette région) et qu'il n'y a pas assez de logements pour toute cette demande, les prix flambent même pour l'ancien.
Cela témoigne d'un problème d'équilibre d'offre et de demande et non d'un problème purement spéculatif. Bien que ce dernier peut exister, ce n'est pas à priori le plus gros facteur ici.
Donc ta solution ne résoudrait pas cette part essentiel du problème du logement en France.
C'est totalement faux. Le nombre de logements augmente plus vite que la population et le nombre de logements vacants encore plus en proportion. Ce sont des choses connues et étudiées.
Tu as mal lu l'étude que tu pointes. Pour info ils disent :
Le nombre de logements vacants augmente dans tous les types d’espace (figure 4). La vacance peut provenir d’une offre plus élevée que la demande, de logements en mauvais état, d’un parc inadapté au marché (taille, localisation, prix, etc.), ou de délais de relocation ou de vente (vacance frictionnelle). Ce peut être aussi la conséquence du départ en maison de retraite de personnes âgées, sans que le logement ne soit mis en vente ou en location.
Et oui, avoir des logements vacants qui augmentent ne signifie pas que c'est de la spéculation derrière. Si les logements en question sont vétustes, mal situés (quartier à mauvaise réputation, loin des pôles économiques / commodités, situé dans une ville qui se vide), mal adapté (des logements conçus pour de grandes familles alors que le besoin est plutôt des étudiants), etc. Tous ces facteurs génèrent de la vacance de logement dans le parc immobilier sans pour autant être d'origine spéculative.
Et l'INSEE le souligne, ce serait bien que tu lises ce que tu cites jusqu'au bout. Par ailleurs, ayant vécu dans le sud de la France, je peux te dire que malgré la forte pression immobilière dans le coin, tu as beaucoup d'endroits qui ne trouvent pas preneur pour les raisons indiquées plus haut. Et non à cause de la spéculation. Car oui quand tout un quartier ne parvient pas à vendre, avec des proprio différents, le problème est clairement ailleurs.
À mon avis on résoudrait mieux le problème du logement en ayant un meilleur urbanisme de nos villes, en développant le télétravail et l'accès aux services de proximité.
[^] # Re: Les premières personnes à programmer étaient des femmes
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Pourquoi les femmes ont déserté l’informatique dans les années 1980. Évalué à 5.
Tu oublies deux choses.
Un logement ancien nécessite des entretiens, parfois lourds. Typiquement j'ai un logement qui date des années 30, j'ai l'historique des factures de la maison depuis 20 ans (des anciens proprio), sur cette période il y a eu en dépenses engagées autant que la moitié de la valeur d'achat de la maison pour moi. Et la maison n'est pas en état neuf pour autant, il y a beaucoup à faire.
Et oui, refaire la toiture, l'isolation, le chauffage ou le système électrique, ce n'est pas gratuit et pourtant tu dois le faire régulièrement. Cela peut même être très cher car tu fais des opérations sur un bâtiment ancien, qui n'a pas été conçu comme les standards d'aujourd'hui.
Ensuite, tu oublies que des logements anciens sont bien situés aussi. Par exemple à Paris centre, ce sont souvent des bâtiments anciens. Mais comme tout le monde veut habiter à Paris centre (ou du moins beaucoup de gens dans cette région) et qu'il n'y a pas assez de logements pour toute cette demande, les prix flambent même pour l'ancien.
Cela témoigne d'un problème d'équilibre d'offre et de demande et non d'un problème purement spéculatif. Bien que ce dernier peut exister, ce n'est pas à priori le plus gros facteur ici.
Donc ta solution ne résoudrait pas cette part essentiel du problème du logement en France.
Tu as mal lu l'étude que tu pointes. Pour info ils disent :
Et oui, avoir des logements vacants qui augmentent ne signifie pas que c'est de la spéculation derrière. Si les logements en question sont vétustes, mal situés (quartier à mauvaise réputation, loin des pôles économiques / commodités, situé dans une ville qui se vide), mal adapté (des logements conçus pour de grandes familles alors que le besoin est plutôt des étudiants), etc. Tous ces facteurs génèrent de la vacance de logement dans le parc immobilier sans pour autant être d'origine spéculative.
Et l'INSEE le souligne, ce serait bien que tu lises ce que tu cites jusqu'au bout. Par ailleurs, ayant vécu dans le sud de la France, je peux te dire que malgré la forte pression immobilière dans le coin, tu as beaucoup d'endroits qui ne trouvent pas preneur pour les raisons indiquées plus haut. Et non à cause de la spéculation. Car oui quand tout un quartier ne parvient pas à vendre, avec des proprio différents, le problème est clairement ailleurs.
À mon avis on résoudrait mieux le problème du logement en ayant un meilleur urbanisme de nos villes, en développant le télétravail et l'accès aux services de proximité.