Pour ceux qui n’ont pas envie de lire un article long en anglais (quoiqu’intéressant), un résumé très très grossier : évitez de monter dans un 737 Max, il est défectueux par conception.
Résumé un peu moins grossier
Le 737 Max est équipé d’un moteur trop gros, donc mal placé pour ne pas frotter par terre, et ce pour des raisons financières (coût de développement d’un avion significativement différent, coût de (re)formation des pilotes...).
En conséquence, l’avion a tendance à se cabrer quand on augmente la poussée des moteurs, ce qui augmente le risque de décrochage et serait normalement un défaut rédhibitoire, mais est censé être corrigé par un logiciel, appelé MCAS (signifiant « système d’augmentation des caractéristiques de manœuvre »).
Ce logiciel non débrayable par les pilotes (alors que l’équivalent pour un avion de tourisme l’est !) est censé compenser le défaut et plus généralement prévenir le décrochage, mais il ne se base sur la mesure que d’un seul des deux capteurs d’angle d’incidence dans l’air (et aucune autre indication qui pourrait être contradictoire), alors que ceux‐ci ne sont pas fiables à 100 %.
En conséquence, si le capteur donne des indications erronées, le MCAS peut faire piquer l’avion vers le sol sans que les pilotes puissent reprendre la main, crasher l’avion et tuer tout le monde, d’ailleurs c’est ce qui est déjà arrivé. Merci d’avoir fait confiance à notre compagnie pour votre dernier voyage.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone
# 737 Too Much
Posté par Arthur Accroc . En réponse au lien Le Boeing 737 Max et les limites du logiciel avec un matériel mal conçu. Évalué à 10.
Pour ceux qui n’ont pas envie de lire un article long en anglais (quoiqu’intéressant), un résumé très très grossier : évitez de monter dans un 737 Max, il est défectueux par conception.
Résumé un peu moins grossier
Le 737 Max est équipé d’un moteur trop gros, donc mal placé pour ne pas frotter par terre, et ce pour des raisons financières (coût de développement d’un avion significativement différent, coût de (re)formation des pilotes...).
En conséquence, l’avion a tendance à se cabrer quand on augmente la poussée des moteurs, ce qui augmente le risque de décrochage et serait normalement un défaut rédhibitoire, mais est censé être corrigé par un logiciel, appelé MCAS (signifiant « système d’augmentation des caractéristiques de manœuvre »).
Ce logiciel non débrayable par les pilotes (alors que l’équivalent pour un avion de tourisme l’est !) est censé compenser le défaut et plus généralement prévenir le décrochage, mais il ne se base sur la mesure que d’un seul des deux capteurs d’angle d’incidence dans l’air (et aucune autre indication qui pourrait être contradictoire), alors que ceux‐ci ne sont pas fiables à 100 %.
En conséquence, si le capteur donne des indications erronées, le MCAS peut faire piquer l’avion vers le sol sans que les pilotes puissent reprendre la main, crasher l’avion et tuer tout le monde, d’ailleurs c’est ce qui est déjà arrivé. Merci d’avoir fait confiance à notre compagnie pour votre dernier voyage.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone