Le sujet c'est de ne jamais accepter une information sans avoir évalué son degrés de vraisemblance.
Oui, à quoi il faut factoriser aussi les conséquences d'accepter l'information : s'il s'agit d'une information sans conséquences (mon chien a les oreilles pointues) on se fiche pas mal de savoir si c'est vrai ou non (j'ai même pas de chien, en fait), alors que s'il s'agit d'une information avec des conséquences importantes sur nos actions (tel ou tel truc est plus bon/mauvais pour la santé/la planète/etc. que telle autre chose) il faut faire plus qu'une évaluation rapide du degrès de vraisemblance. Donc, de mon point de vue, plus que l'extraordinarité d'une information, ce qui compte plus et accroît l'intérêt de preuves solides ce sont les conséquences qu'accepter cette information peut produire : par exemple le classique « la terre est plate » en soi devrait pas vraiment modifier en soi les actions des croyants de cette information, quoique je n'ai pas étudié le sujet, peut-être en retire-t-ils des conclusions qui, elles, ont des conséquences; par contre d'autres choses comme des croyances ordinaires autour de qu'est-ce qui rend heureux ou non et c'est quoi un train de vie normal ont beaucoup plus de conséquences.
J'en profite pour mettre un lien vers une autre chaîne dont la dernière vidéo parle du même sujet : David Hume | Une affirmation extraordinaire requiert PLUS que des preuves extraordinaires - Dixit #3
Idées similaires, en effet, mais sans l'utilisation du mot « rejeter l'information » qui me chatouillait un peu. Mais très centré aussi sur l'intérêt de preuves pour les informations en fonction de ce qui nous surprend, indépendamment de l'importance en soi de l'information, alors qu'à mon avis c'est un critère qui passe avant pour se dire si l'on a besoin de plus ou moins de preuves.
[^] # Re: Information extraordinaire
Posté par anaseto . En réponse à la dépêche « Hygiène mentale » : une chaîne de vidéos sur l’esprit critique, sous licence de libre diffusion. Évalué à 3.
Oui, à quoi il faut factoriser aussi les conséquences d'accepter l'information : s'il s'agit d'une information sans conséquences (mon chien a les oreilles pointues) on se fiche pas mal de savoir si c'est vrai ou non (j'ai même pas de chien, en fait), alors que s'il s'agit d'une information avec des conséquences importantes sur nos actions (tel ou tel truc est plus bon/mauvais pour la santé/la planète/etc. que telle autre chose) il faut faire plus qu'une évaluation rapide du degrès de vraisemblance. Donc, de mon point de vue, plus que l'extraordinarité d'une information, ce qui compte plus et accroît l'intérêt de preuves solides ce sont les conséquences qu'accepter cette information peut produire : par exemple le classique « la terre est plate » en soi devrait pas vraiment modifier en soi les actions des croyants de cette information, quoique je n'ai pas étudié le sujet, peut-être en retire-t-ils des conclusions qui, elles, ont des conséquences; par contre d'autres choses comme des croyances ordinaires autour de qu'est-ce qui rend heureux ou non et c'est quoi un train de vie normal ont beaucoup plus de conséquences.
Idées similaires, en effet, mais sans l'utilisation du mot « rejeter l'information » qui me chatouillait un peu. Mais très centré aussi sur l'intérêt de preuves pour les informations en fonction de ce qui nous surprend, indépendamment de l'importance en soi de l'information, alors qu'à mon avis c'est un critère qui passe avant pour se dire si l'on a besoin de plus ou moins de preuves.