Si par exemple quelqu'un dans la rue me dis qu'il a vu une grenouille qui parle, comme cela paraît vraiment invraisemblable pour moi, avant de le croire je vais exiger plus que son seul témoignage. Jusqu'à sans doute exiger une preuve matérielle à savoir voir la grenouille qui parle. Autrement par défaut, je vais considérer qu'il dit n'importe quoi car cela me paraît plus probable.
Honnêtement, par défaut par égard aux capacités d'abstraction plutôt élevées chez les humains en moyenne (statistique perso), j'aurais plutôt considéré que la personne parle métaphoriquement d'une grenouille qu'il a vu et qui n'arrêtait pas de dire « Croa » tout le temps :-)
Mais blague à part, je suis plutôt d'accord avec le reste et la philosophie personelle « consacrer du temps à avoir une opinion sur une information seulement si ça vaut la peine pour nous » (d'ailleurs, je ne sais pas si le cas des grenouilles rentre dans « vaut la peine »). Cela dit, le contexte que je visais, c'est les implications dans les conversations pratiques, où les différences d'opinion sur ce qu'on considère comme allant de soi ou non ont tendance à brouiller les conversations quand elles ne sont pas mises en lumière clairement. Par exemple le journal qui pour toi est sérieux pour un autre ne le sera pas et on peut se retrouver avec la situation où ton interlocuteur se considèrera dans le droit de te demander des preuves extraordinaires alors que toi tu considères justement que la situation ne les demande pas, ce qui s'accompagne d'un risque de dialogue improductif vu que chacun ne peut pas satisfaire les attentes de l'autre.
[^] # Re: Information extraordinaire
Posté par anaseto . En réponse à la dépêche « Hygiène mentale » : une chaîne de vidéos sur l’esprit critique, sous licence de libre diffusion. Évalué à 2. Dernière modification le 09 avril 2019 à 13:47.
Honnêtement, par défaut par égard aux capacités d'abstraction plutôt élevées chez les humains en moyenne (statistique perso), j'aurais plutôt considéré que la personne parle métaphoriquement d'une grenouille qu'il a vu et qui n'arrêtait pas de dire « Croa » tout le temps :-)
Mais blague à part, je suis plutôt d'accord avec le reste et la philosophie personelle « consacrer du temps à avoir une opinion sur une information seulement si ça vaut la peine pour nous » (d'ailleurs, je ne sais pas si le cas des grenouilles rentre dans « vaut la peine »). Cela dit, le contexte que je visais, c'est les implications dans les conversations pratiques, où les différences d'opinion sur ce qu'on considère comme allant de soi ou non ont tendance à brouiller les conversations quand elles ne sont pas mises en lumière clairement. Par exemple le journal qui pour toi est sérieux pour un autre ne le sera pas et on peut se retrouver avec la situation où ton interlocuteur se considèrera dans le droit de te demander des preuves extraordinaires alors que toi tu considères justement que la situation ne les demande pas, ce qui s'accompagne d'un risque de dialogue improductif vu que chacun ne peut pas satisfaire les attentes de l'autre.