J'ai jeté un coup d'œil à quelques vidéos, c'est plutôt sympa et reposé.
Je tique quand même un peu sur le caractère subjectif au moment d'évaluer si une information est extraordinaire (ce qui autoriserait à demander des preuves extraordinaires) ou non (du coup on demanderait pas de preuves). Bien sûr, si on prend l'exemple de la grenouille qui parle, ça a l'air d'un détail, mais trancher entre l'extraordinaire et l'ordinaire, c'est quelque chose que l'on ne fait pas vraiment toujours rationnellement, mais en fonction d'une analyse non consciente de notre expérience personnelle : notre cerveau nous dit à un moment qu'on peut prendre une décision ou que telle ou telle chose est plus probable, mais on ne contrôle pas vraiment consciemment le processus.
Pour être rigoureux, il faudrait tester cette information sur un ensemble statistiquement non négligeable d'êtres humains et/ou grenouilles (genre minimum la science du pauvre : voir ce qu'en pensent les moteurs de recherches, comme dans la vidéo pour l'homéopathie) pour décider si c'est oui ou non extraordinaire : genre une grenouille qui parle, ça a l'air improbable, mais le nombre de grenouilles que j'ai rencontrées personnellement est assez réduit, pas sûr que ce soit suffisant statistiquement pour conclure (surtout que si ça se trouve elles avaient pas envie de me parler)... Bon, on est d'accord, avec cette exemple, c'est ridicule, mais c'est l'idée : ce qu'on trouve ordinaire ou non n'est pas forcément universel et établir un protocole expérimental sans biais et tenant compte de tous les paramètres n'est pas quelque chose qu'on peut se permettre tout le temps (pour les grenouilles qui parlent, par exemple, on va pas aller vraiment demander au CNRS si c'est vrai, on utilise notre pifomètre intégré à la fiabilité non prouvée).
D'un autre côté, ce rejet de ce qui nous paraît extraordinaire sans preuves laisse de côté un point important dans les conversations : souvent il ne s'agit pas de savoir si une information est vraie ou fausse, mais de connaître mieux notre interlocuteur, quelles sont ses opinions et ses croyances, peu importe leur véracité. Dans cette optique, j'écoute sans avoir besoin que l'on me donne des preuves, puisque ce qui m'intéresse n'est pas l'information en soi mais le fait qu'une personne la considère (ce qui est en soi une information).
# Information extraordinaire
Posté par anaseto . En réponse à la dépêche « Hygiène mentale » : une chaîne de vidéos sur l’esprit critique, sous licence de libre diffusion. Évalué à 1.
J'ai jeté un coup d'œil à quelques vidéos, c'est plutôt sympa et reposé.
Je tique quand même un peu sur le caractère subjectif au moment d'évaluer si une information est extraordinaire (ce qui autoriserait à demander des preuves extraordinaires) ou non (du coup on demanderait pas de preuves). Bien sûr, si on prend l'exemple de la grenouille qui parle, ça a l'air d'un détail, mais trancher entre l'extraordinaire et l'ordinaire, c'est quelque chose que l'on ne fait pas vraiment toujours rationnellement, mais en fonction d'une analyse non consciente de notre expérience personnelle : notre cerveau nous dit à un moment qu'on peut prendre une décision ou que telle ou telle chose est plus probable, mais on ne contrôle pas vraiment consciemment le processus.
Pour être rigoureux, il faudrait tester cette information sur un ensemble statistiquement non négligeable d'êtres humains et/ou grenouilles (genre minimum la science du pauvre : voir ce qu'en pensent les moteurs de recherches, comme dans la vidéo pour l'homéopathie) pour décider si c'est oui ou non extraordinaire : genre une grenouille qui parle, ça a l'air improbable, mais le nombre de grenouilles que j'ai rencontrées personnellement est assez réduit, pas sûr que ce soit suffisant statistiquement pour conclure (surtout que si ça se trouve elles avaient pas envie de me parler)... Bon, on est d'accord, avec cette exemple, c'est ridicule, mais c'est l'idée : ce qu'on trouve ordinaire ou non n'est pas forcément universel et établir un protocole expérimental sans biais et tenant compte de tous les paramètres n'est pas quelque chose qu'on peut se permettre tout le temps (pour les grenouilles qui parlent, par exemple, on va pas aller vraiment demander au CNRS si c'est vrai, on utilise notre pifomètre intégré à la fiabilité non prouvée).
D'un autre côté, ce rejet de ce qui nous paraît extraordinaire sans preuves laisse de côté un point important dans les conversations : souvent il ne s'agit pas de savoir si une information est vraie ou fausse, mais de connaître mieux notre interlocuteur, quelles sont ses opinions et ses croyances, peu importe leur véracité. Dans cette optique, j'écoute sans avoir besoin que l'on me donne des preuves, puisque ce qui m'intéresse n'est pas l'information en soi mais le fait qu'une personne la considère (ce qui est en soi une information).