Quand je disais au début que les journaux organisent le peer review, c’est exactement ce qu’ils font : quand ils reçoivent un article, ils contactent des chercheurs dans le domaine et leur demandent s’ils veulent bien évaluer l’article. Comme les chercheurs font déjà ça gratuitement, il serait envisageable de s’auto-organiser pour le faire sans l’intermédiaire des journaux
Je ne sais pas trop ce qui est entendu par "journal" dans le commentaire. Pour être dans le milieu, je peux certifier que ce n'est pas l'éditeur qui fait ce boulot (contacter des chercheurs, organiser et rassembler les évaluations, ...) Ce sont les membres (chercheurs) des commités des journaux faisant cela gratuitement (ils y gagnent du prestige et/ou du pouvoir et donc de l'avancement dans leur carrière).
Il y a eu quelques (rares) cas, plutôt en math à ma connaissance, où le comité d'un journal démissionne en bloc et les mêmes personnes recréent un journal sur le même domaine mais ne dépendant pas d'un éditeur privé (en général, l'éditeur est alors une petite assoc ou un organisme public genre CNRS ou Inria, organismes qui développent effectivement les services nécessaires pour faire cela). Ça permet au nouveau journal d'avoir tout de suite une "bonne" réputation. Mais c'est un gros acte politique qui reste encore très rare.
[^] # Re: Quelle société souhaitons nous ?
Posté par Vincent Danjean . En réponse à la dépêche Jugement TGI de Paris du 7 mars 2019 sur le blocage de Sci-Hub/LibGen. Évalué à 6.
Je ne sais pas trop ce qui est entendu par "journal" dans le commentaire. Pour être dans le milieu, je peux certifier que ce n'est pas l'éditeur qui fait ce boulot (contacter des chercheurs, organiser et rassembler les évaluations, ...) Ce sont les membres (chercheurs) des commités des journaux faisant cela gratuitement (ils y gagnent du prestige et/ou du pouvoir et donc de l'avancement dans leur carrière).
Il y a eu quelques (rares) cas, plutôt en math à ma connaissance, où le comité d'un journal démissionne en bloc et les mêmes personnes recréent un journal sur le même domaine mais ne dépendant pas d'un éditeur privé (en général, l'éditeur est alors une petite assoc ou un organisme public genre CNRS ou Inria, organismes qui développent effectivement les services nécessaires pour faire cela). Ça permet au nouveau journal d'avoir tout de suite une "bonne" réputation. Mais c'est un gros acte politique qui reste encore très rare.