Ceux qui parlent de replacer le DNS oublient souvent à quel point ça marche bien.
Je parlais effectivement de remplacer le DNS comme système de nommage, pas simplement virer les résolveurs.
Pourquoi je dis ça ? Parce que même si on résoud tous les problèmes de sécurisation du DNS avec DoH ou DoT (transmission sécurisée par TLS) + DNSSEC (authentification des données), le DNS reste un système centralisé ce qui ne peut que faciliter le business et la censure.
Un bon système de noms ne devrait pas être un service commercial, et ne devrait pas pouvoir être censuré. Personne ne devrait pouvoir être privéE d'un nom de domaine.
Or, si tu postes des contenus sur un nom de domaine en .fr mais que ton hébergeur est hors-juridiction pour le gouvernement français, il va probablement en toute simplicité saisir ton domaine. Si tu fais ça sur un domaine de troisième niveau, les personnes propriétaires du domaine de deuxième niveau vont être gentiment sommées par les services de renseignement et/ou la justice de supprimer ton enregistrement dans leur système ou bien d'aller pourir en prison.
C'est ça pour moi le problème avec le DNS. Son architecture en arbre donne beaucoup trop de pouvoir aux gouvernements et aux multinationales. C'est un problème politique. Si n'importe quelle petite association pouvait servir un domaine de premier niveau (TLD), la situation serait probablement très différente et je partagerais ton optimisme vis-à-vis de l'avenir du DNS.
Pour le moment, je me sens plus à l'aise avec des adresse en .onion ou en ipfs:// que le gouvernement aura bien du mal à saisir x)
PS: Alors oui on peut dire que le gentil gouvernement ne fera jamais d'abus et ne se servira de ses pouvoirs de censure que contre les vilains terroristes ®. Mais perso cette fable j'y crois pas une seule seconde, l'histoire-même de tous les gouvernements c'est d'exercer le pouvoir. Et les lois scélérates d'hier qu'on appelle aujourd'hui lois contre « l'apologie du terrorisme », « loi anti-manifs », ou encore « loi fake news » finiront bien par disparaître, mais d'ici là on a besoin de solutions techniques moins sensibles aux intempéries gouvernementales.
[^] # Re: classique
Posté par cmal . En réponse à la dépêche Jugement TGI de Paris du 7 mars 2019 sur le blocage de Sci-Hub/LibGen. Évalué à 1.
Je parlais effectivement de remplacer le DNS comme système de nommage, pas simplement virer les résolveurs.
Pourquoi je dis ça ? Parce que même si on résoud tous les problèmes de sécurisation du DNS avec DoH ou DoT (transmission sécurisée par TLS) + DNSSEC (authentification des données), le DNS reste un système centralisé ce qui ne peut que faciliter le business et la censure.
Un bon système de noms ne devrait pas être un service commercial, et ne devrait pas pouvoir être censuré. Personne ne devrait pouvoir être privéE d'un nom de domaine.
Or, si tu postes des contenus sur un nom de domaine en .fr mais que ton hébergeur est hors-juridiction pour le gouvernement français, il va probablement en toute simplicité saisir ton domaine. Si tu fais ça sur un domaine de troisième niveau, les personnes propriétaires du domaine de deuxième niveau vont être gentiment sommées par les services de renseignement et/ou la justice de supprimer ton enregistrement dans leur système ou bien d'aller pourir en prison.
C'est ça pour moi le problème avec le DNS. Son architecture en arbre donne beaucoup trop de pouvoir aux gouvernements et aux multinationales. C'est un problème politique. Si n'importe quelle petite association pouvait servir un domaine de premier niveau (TLD), la situation serait probablement très différente et je partagerais ton optimisme vis-à-vis de l'avenir du DNS.
Pour le moment, je me sens plus à l'aise avec des adresse en
.onionou enipfs://que le gouvernement aura bien du mal à saisir x)PS: Alors oui on peut dire que le gentil gouvernement ne fera jamais d'abus et ne se servira de ses pouvoirs de censure que contre les vilains terroristes ®. Mais perso cette fable j'y crois pas une seule seconde, l'histoire-même de tous les gouvernements c'est d'exercer le pouvoir. Et les lois scélérates d'hier qu'on appelle aujourd'hui lois contre « l'apologie du terrorisme », « loi anti-manifs », ou encore « loi fake news » finiront bien par disparaître, mais d'ici là on a besoin de solutions techniques moins sensibles aux intempéries gouvernementales.