Je ne connais pas le sujet, mais la lecture de ton message me laisse penser que le problème ne vient pas des éditeurs dont il est question ici.
Tu indiques :
Ils ne fournissent quasiment aucune valeur ajoutée.
Et ensuite tu indiques :
Un chercheur pour être considéré par ses pairs doit publier dans des revues à commité de relecture ayant un bon facteur d'impact. De ce fait, il n'est en rien libre de décider où il publiera sans ralentir drastiquement sa carrière
C'est contradictoire. Avec ces deux phrases je vois que la valeur ajoutée de ces entreprises est énorme : ils font le nécessaire pour être crédibles, pour que les réseaux de relations fonctionnent, etc.
Arriver à faire cela nécessite de lourds investissements sur le long terme (temps, argent, relations, recrutements, communication, influence, etc).
Ils demandent des sommes qui te semblent astronomiques car ils ne souffrent pas de la concurrence. Probablement parce que ce qu'ils font est vraiment difficile d'une manière ou d'une autre.
Est-ce immoral ? Font-ils des sales coups pour que la concurrence n'existe pas ? Font-ils en sorte que la même offre libre/gratuite/autre ne puisse exister ? Je n'en ai aucune idée (encore une fois je ne connais pas le sujet), mais je perçois que le problème est ailleurs : si les carrières des chercheurs en dépendent, c'est que les employeurs (états, labos, etc) accordent de l'importance à ces éditeurs, c'est leur choix. Ils pourraient plutôt choisir de recruter/payer les chercheurs en se basant sur autre chose, par exemple en investissant du temps et des compétences pour savoir si tel chercheur est bon, si c'est une bonne idée pour le recruter, etc. Visiblement ils ne le font pas. Ils ne le font pas pour des raisons bonnes ou mauvaises, mais les éditeurs n'y sont pour rien.
Les états y perdent ? Personne ne les empêchent de mettre en place une plateforme qui fasse le job.
Encore une fois, si ça ne fonctionne pas (ou si ce n'est pas fait) ce n'est pas de la faute de ces éditeurs.
[^] # Re: Quelle société souhaitons nous ?
Posté par Kerro . En réponse à la dépêche Jugement TGI de Paris du 7 mars 2019 sur le blocage de Sci-Hub/LibGen. Évalué à -1.
Je ne connais pas le sujet, mais la lecture de ton message me laisse penser que le problème ne vient pas des éditeurs dont il est question ici.
Tu indiques :
Et ensuite tu indiques :
C'est contradictoire. Avec ces deux phrases je vois que la valeur ajoutée de ces entreprises est énorme : ils font le nécessaire pour être crédibles, pour que les réseaux de relations fonctionnent, etc.
Arriver à faire cela nécessite de lourds investissements sur le long terme (temps, argent, relations, recrutements, communication, influence, etc).
Ils demandent des sommes qui te semblent astronomiques car ils ne souffrent pas de la concurrence. Probablement parce que ce qu'ils font est vraiment difficile d'une manière ou d'une autre.
Est-ce immoral ? Font-ils des sales coups pour que la concurrence n'existe pas ? Font-ils en sorte que la même offre libre/gratuite/autre ne puisse exister ? Je n'en ai aucune idée (encore une fois je ne connais pas le sujet), mais je perçois que le problème est ailleurs : si les carrières des chercheurs en dépendent, c'est que les employeurs (états, labos, etc) accordent de l'importance à ces éditeurs, c'est leur choix. Ils pourraient plutôt choisir de recruter/payer les chercheurs en se basant sur autre chose, par exemple en investissant du temps et des compétences pour savoir si tel chercheur est bon, si c'est une bonne idée pour le recruter, etc. Visiblement ils ne le font pas. Ils ne le font pas pour des raisons bonnes ou mauvaises, mais les éditeurs n'y sont pour rien.
Les états y perdent ? Personne ne les empêchent de mettre en place une plateforme qui fasse le job.
Encore une fois, si ça ne fonctionne pas (ou si ce n'est pas fait) ce n'est pas de la faute de ces éditeurs.