À la lecture de ton commentaire, il semblerait que tu ne connaisses pas vraiment l'ignominie de cette loi qui ne serait pas exagéré d'appeler scélérate.
Il est légitime de bloquer Sci-hub, mais il est légitime de l'utiliser. Les éditeurs scientifiques sont à la tête d'entreprises prédatrices. Ils ne fournissent quasiment aucune valeur ajoutée. Les éditeurs en chefs des revues sont des scientifiques, non rémunérés pour leurs travaux, les relecteurs des revues à commités de relectures sont des scientifiques, non rémunérés pour leurs travaux, ce qui est payé ici est d'une part la mise en relation des travaux des scientifiques via les plateformes en lignes et des revues papiers, de moins en moins utilisées. Il reste un léger travail d'édition, qui consiste en des macro pour couper les équations en deux dans le cadre de d'articles sur deux colonnes et une fiche de style latex ou word. Cela ne semble tout de même pas valoir les centaines de millions que paye l'état français chaque année pour accéder à des travaux dont une partie non-négligeable a été financé par lui même ou par les autres états payant des chercheurs. La part de la recherche purement privée dans les publications scientifiques est très, très faible.
On est donc face à des entreprises qui n'apportent que très peu de valeur ajoutée bloque l'accès à la recherche et se font "un pognon de dingue" comme dirait notre président.
Alors on peut se demander pourquoi ? En fait même si l'édition a un coût la vrai raison est l'évaluation de la recherche. Un chercheur pour être considéré par ses pairs doit publier dans des revues à commité de relecture ayant un bon facteur d'impact. De ce fait, il n'est en rien libre de décider où il publiera sans ralentir drastiquement sa carrière ... Il est d'ailleurs recommandé d'être éditeur en chef d'une de ces revues, c'est bien vu par les commité.
Alors il existe bien des alternatives, il est possible de publier dans des revues ou les frais d'éditions sont payé à la publication par les auteurs, mais ce modèle est très clairement critiqué, car la qualité n'est pas toujours au rendez-vous et le coût s'élevant à plusieurs milliers d'euros par publication semble exorbitant.
Il existe aussi la possibilité de publier sur des archives en lignes telles que HAL ou arXiv, mais elles ne sont pas reconnues par les commités d'évaluation, il faut donc malgré tout publier dans les revues traditionnelles.
Il reste la loi de l'article de la Loi République Numérique d’octobre 2016 qui permet aux chercheurs de publier leurs travaux après une période d’embargo, mais il faut refaire la mise en page de l'article et prendre encore sur du temps chercheur pour le faire, ce n'est donc en pratique que minoritairement fait, et cela ne donne pas accès aux articles internationaux.
Sci-hub permet donc de récupérer ce que les états ont payés et qui ont été capté par des entreprises prédatrices sans réelle valeur ajoutée que l'acquisition d'une renommée faite par les chercheurs.
Ce qui me semble hallucinant, c'est qu'il n'y ait pas eu une analyse de la spoliation de ces entreprise, qui même si elle est légale est immorale et contre les intérêt de la nation.
On voit encore une fois sacralisé le droit des entreprises privées sur le droit commun.
Je pense que c'est tout cela qui incite les gens à proposer des solutions de contournement, car quand une décision de justice est jugée illégitime, il n'est pas rare que des gens expliquent comment la contourner s'ils estiment que cela est légitime.
[^] # Re: Quelle société souhaitons nous ?
Posté par freejeff . En réponse à la dépêche Jugement TGI de Paris du 7 mars 2019 sur le blocage de Sci-Hub/LibGen. Évalué à 10.
À la lecture de ton commentaire, il semblerait que tu ne connaisses pas vraiment l'ignominie de cette loi qui ne serait pas exagéré d'appeler scélérate.
Il est légitime de bloquer Sci-hub, mais il est légitime de l'utiliser. Les éditeurs scientifiques sont à la tête d'entreprises prédatrices. Ils ne fournissent quasiment aucune valeur ajoutée. Les éditeurs en chefs des revues sont des scientifiques, non rémunérés pour leurs travaux, les relecteurs des revues à commités de relectures sont des scientifiques, non rémunérés pour leurs travaux, ce qui est payé ici est d'une part la mise en relation des travaux des scientifiques via les plateformes en lignes et des revues papiers, de moins en moins utilisées. Il reste un léger travail d'édition, qui consiste en des macro pour couper les équations en deux dans le cadre de d'articles sur deux colonnes et une fiche de style latex ou word. Cela ne semble tout de même pas valoir les centaines de millions que paye l'état français chaque année pour accéder à des travaux dont une partie non-négligeable a été financé par lui même ou par les autres états payant des chercheurs. La part de la recherche purement privée dans les publications scientifiques est très, très faible.
On est donc face à des entreprises qui n'apportent que très peu de valeur ajoutée bloque l'accès à la recherche et se font "un pognon de dingue" comme dirait notre président.
Alors on peut se demander pourquoi ? En fait même si l'édition a un coût la vrai raison est l'évaluation de la recherche. Un chercheur pour être considéré par ses pairs doit publier dans des revues à commité de relecture ayant un bon facteur d'impact. De ce fait, il n'est en rien libre de décider où il publiera sans ralentir drastiquement sa carrière ... Il est d'ailleurs recommandé d'être éditeur en chef d'une de ces revues, c'est bien vu par les commité.
Alors il existe bien des alternatives, il est possible de publier dans des revues ou les frais d'éditions sont payé à la publication par les auteurs, mais ce modèle est très clairement critiqué, car la qualité n'est pas toujours au rendez-vous et le coût s'élevant à plusieurs milliers d'euros par publication semble exorbitant.
Il existe aussi la possibilité de publier sur des archives en lignes telles que HAL ou arXiv, mais elles ne sont pas reconnues par les commités d'évaluation, il faut donc malgré tout publier dans les revues traditionnelles.
Il reste la loi de l'article de la Loi République Numérique d’octobre 2016 qui permet aux chercheurs de publier leurs travaux après une période d’embargo, mais il faut refaire la mise en page de l'article et prendre encore sur du temps chercheur pour le faire, ce n'est donc en pratique que minoritairement fait, et cela ne donne pas accès aux articles internationaux.
Sci-hub permet donc de récupérer ce que les états ont payés et qui ont été capté par des entreprises prédatrices sans réelle valeur ajoutée que l'acquisition d'une renommée faite par les chercheurs.
Ce qui me semble hallucinant, c'est qu'il n'y ait pas eu une analyse de la spoliation de ces entreprise, qui même si elle est légale est immorale et contre les intérêt de la nation.
On voit encore une fois sacralisé le droit des entreprises privées sur le droit commun.
Je pense que c'est tout cela qui incite les gens à proposer des solutions de contournement, car quand une décision de justice est jugée illégitime, il n'est pas rare que des gens expliquent comment la contourner s'ils estiment que cela est légitime.