Ouais, parce que si c'était insulter un organe ayant un opinion comme la tienne, ça irait... C'est en tout cas le sous-entendu de ta phrase, sinon tu n'aurais pas précisé.
Non, ça n'irait pas. Certes, ça me réchauffe le cœur de voir que parfois l'extrême-droite est victime de censure (par ex, Dieudonné, ou bien le Daily Stormer) parce que c'est toujours rigolo de voir ces personnes ultra-réactionnaires qui veulent toujours plus de contrôle et de répression se faire mordre à ce jeu-là... mais immédiatement après je reprends mes esprits et ça me terrifie.
Et ça me ramène à la dure réalité que ces outils répressifs sont en réalité principalement déployés contre les personnes racisées, les précaires et les personnes ne rentrant pas dans les schémas familiaux traditionnels (et plus particulièrement les personnes de ces groupes s'organisant politiquement). Et que la censure et le contrôle sont des outils fascisant qui ne peuvent pas amener à un véritable questionnement autocritique sur les idées auxquelles on a été exposéE. Je pense qu'un poing dans la gueule à un nazi potentiellement précédé ou suivi d'une explication offre plus de possibilités d'introspection que la censure et la prison qui ne sont souhaitables pour personne.
Du coup je suis pour qu'on se réunisse en tant que comités de bon voisinage pour dégager les fascistes et les empêcher de répandre leur haine dans nos quartiers, mais je suis radicalement contre qu'on fasse intervenir la police ou les tribunaux dans ces histoires. Merci de ne pas me prêter d'intentions autoritaires qui ne sont pas les miennes.
Tiens, une liste que dans un sens politique, comme par hasard...
Oui, pour contre-balancer. Tu reconnais toi-même que tu ne connais pas la plupart des exemples que j'ai fourni, mais ce n'est pas seulement à cause de nos différentes sphères de socialisation. À mon sens, c'est plus à cause des médias dominants qui se portent systématiquement à la défense (ou du moins relaye les revendication) de l'extrême-droite lorsqu'elle est attaquée idéologiquement, matériellement, ou juridiquement. Alors que quand des groupes opprimés subissent, le silence des médias est la norme.
Du coup, prendre la défense de personnes friquées homophobes et antisémites... j'ai mieux à faire. Ces personnes ont déjà un très bon réseau de soutien, du très bon conseil juridique, des relations haut-placées et ne manquent pas de thunes pour subvenir à leurs besoins. Pour les gilets jaunes, les squatteureuses, les petites associations, les artistes engagéEs et autres militantes et militants du quotidien, on ne peut pas en dire autant. J'ai choisi mon camp.
[^] # Re: Vivent les plateformes qui assument
Posté par cmal . En réponse au journal Liberté de la presse et chiffrage : Lundi.am, le parquet ouvre une .... Évalué à 4.
Non, ça n'irait pas. Certes, ça me réchauffe le cœur de voir que parfois l'extrême-droite est victime de censure (par ex, Dieudonné, ou bien le Daily Stormer) parce que c'est toujours rigolo de voir ces personnes ultra-réactionnaires qui veulent toujours plus de contrôle et de répression se faire mordre à ce jeu-là... mais immédiatement après je reprends mes esprits et ça me terrifie.
Et ça me ramène à la dure réalité que ces outils répressifs sont en réalité principalement déployés contre les personnes racisées, les précaires et les personnes ne rentrant pas dans les schémas familiaux traditionnels (et plus particulièrement les personnes de ces groupes s'organisant politiquement). Et que la censure et le contrôle sont des outils fascisant qui ne peuvent pas amener à un véritable questionnement autocritique sur les idées auxquelles on a été exposéE. Je pense qu'un poing dans la gueule à un nazi potentiellement précédé ou suivi d'une explication offre plus de possibilités d'introspection que la censure et la prison qui ne sont souhaitables pour personne.
Du coup je suis pour qu'on se réunisse en tant que comités de bon voisinage pour dégager les fascistes et les empêcher de répandre leur haine dans nos quartiers, mais je suis radicalement contre qu'on fasse intervenir la police ou les tribunaux dans ces histoires. Merci de ne pas me prêter d'intentions autoritaires qui ne sont pas les miennes.
Oui, pour contre-balancer. Tu reconnais toi-même que tu ne connais pas la plupart des exemples que j'ai fourni, mais ce n'est pas seulement à cause de nos différentes sphères de socialisation. À mon sens, c'est plus à cause des médias dominants qui se portent systématiquement à la défense (ou du moins relaye les revendication) de l'extrême-droite lorsqu'elle est attaquée idéologiquement, matériellement, ou juridiquement. Alors que quand des groupes opprimés subissent, le silence des médias est la norme.
Du coup, prendre la défense de personnes friquées homophobes et antisémites... j'ai mieux à faire. Ces personnes ont déjà un très bon réseau de soutien, du très bon conseil juridique, des relations haut-placées et ne manquent pas de thunes pour subvenir à leurs besoins. Pour les gilets jaunes, les squatteureuses, les petites associations, les artistes engagéEs et autres militantes et militants du quotidien, on ne peut pas en dire autant. J'ai choisi mon camp.