Si ces deux là étaient vraiment dans leur âme en faveur du libre, ils n'auraient pas été des membres fondateurs essentiels de l'OSI. Soyons sérieux, ce n'est pas cohérent.
Ça peut sembler un peu étrange ce que je dis, mais mon interprétation n'est pas si déconnante : je pense que Debian contenait des idéalistes aussi bien que des pragmatiques (comme Murdock et Perens) au début, mais qu'avec l'arrivée d'Ubuntu en 2005, les pragmatiques sont allés là-bas. J'utilise Debian depuis cette époque justement, et je pense qu'il y a eu un tournant à ce moment-là, avec les ubuntistes « entreprise-friendly », et les idéalistes qui sont restés chez Debian (Murdock et Perens ayant moins contribué à Debian à partir de là, je pense). Bien sûr, la frontière entre les deux distros a toujours été poreuse, mais je maintiens que Debian est aujourd'hui une référence du Libre (et non de l'open-source).
Essayer de rattacher le libre qu'à un parti politique par exemple ou à une partie du spectre de celle-ci n'a pas de sens.
Ce n'est pas ce que je veux, au contraire ! Par contre, les valeurs soutenues par le Libre sont clairement orientées vers la « liberté et la Justice » (cf. Wikipédia), ce qui est clairement une orientation politique certaine, qu'on retrouve partagée par une majoritée de partis en France, mais pas forcément dans des pays autoritaires. Donc on ne peut pas dire que genre, « c'est neutre » : non, pas du tout.
Ces contraintes auraient pu écarter toute licence non copyleft ou qui ne force pas un développement communautaire ou qui permet au CAC 40 de s'en mettre plein les poches ou que sais-je.
Ces exemple vont contre la liberté, donc je ne vois pas ce que viendraient faire de telles restrictions dans la GPL. Tu fais la même erreur que Zenitram il y a quelques temps, et j'ai essayé de lui expliquer : vouloir la liberté des utilisateurs nécessite certaines choses — les quatre libertés — mais demande également d'autres objectifs qu'on peut difficilement coder dans un contrat (une licence). C'est pour ça que c'est « politique » au sens un peu abstrait du terme, et que ça ne peut pas être des injonctions pratiques qu'on pourrait facilement écrire. Un peu (attention, analogie foireuse) comme les droits de l'homme, qui sont assez « généralistes » et demande une implémentation qui est différente selon les législations de différents pays, car dans les détails les peuples ont des objectifs différents. Le Libre, comme dit Stallman, c'est « liberté, égalité, fraternité », ce qui est une vision particulière des droits de l'humain, qui sont eux codifiés par les quatre libertés dans notre mouvement.
Ils pourraient recommander de les utiliser pour exploiter les autres logiciels libres, faute de mieux, sans considérer que cela est libre.
La FSF (je pense) dit que c'est libre car ces logiciels respectent les quatre libertés, mais pas libre au sens où l'utilisateur sera réellement libéré. Oui, là on joue un peu sur les deux sens du mot, mais je pense qu'ils essayent de faire une nuance qui n'est pas facile à décrire.
Bref, ils ont une préférence marquée sur les LL qu'ils préfèrent, mais ils n'excluent pas ceux qui respectent les 4 libertés tout en étant pourtant "OpenSource".
Oui, et ? Pourquoi ça ne « colle pas » selon toi ?
Mais l'OSI cherche à convaincre les entreprises ou les développeurs que pour avoir le logiciel de meilleur qualité possible il faut utiliser un licence OpenSource. Que c'est donc une nécessité de le faire pour tous les logiciels.
Oui.
Bref, cela revient au même.
Non, car diffuser des logiciels avec seulement les quatre libertés fera que certains se l'accapareront pour en faire des versions proprios et enfermer des utilisateurs. L'OSI s'en fout que ça se termine comme ça. Pas la FSF.
[^] # Re: Quel rapport avec le libre, en effet
Posté par benoar . En réponse au journal Mobicoop, une alternative « libre » à Blablacar. Évalué à 0.
Ça peut sembler un peu étrange ce que je dis, mais mon interprétation n'est pas si déconnante : je pense que Debian contenait des idéalistes aussi bien que des pragmatiques (comme Murdock et Perens) au début, mais qu'avec l'arrivée d'Ubuntu en 2005, les pragmatiques sont allés là-bas. J'utilise Debian depuis cette époque justement, et je pense qu'il y a eu un tournant à ce moment-là, avec les ubuntistes « entreprise-friendly », et les idéalistes qui sont restés chez Debian (Murdock et Perens ayant moins contribué à Debian à partir de là, je pense). Bien sûr, la frontière entre les deux distros a toujours été poreuse, mais je maintiens que Debian est aujourd'hui une référence du Libre (et non de l'open-source).
Tiens, j'ai retrouvé une trace de Murdock qui préfère Ubuntu : https://lists.debian.org/debian-news-french/2007/msg00008.html
Ce n'est pas ce que je veux, au contraire ! Par contre, les valeurs soutenues par le Libre sont clairement orientées vers la « liberté et la Justice » (cf. Wikipédia), ce qui est clairement une orientation politique certaine, qu'on retrouve partagée par une majoritée de partis en France, mais pas forcément dans des pays autoritaires. Donc on ne peut pas dire que genre, « c'est neutre » : non, pas du tout.
Ces exemple vont contre la liberté, donc je ne vois pas ce que viendraient faire de telles restrictions dans la GPL. Tu fais la même erreur que Zenitram il y a quelques temps, et j'ai essayé de lui expliquer : vouloir la liberté des utilisateurs nécessite certaines choses — les quatre libertés — mais demande également d'autres objectifs qu'on peut difficilement coder dans un contrat (une licence). C'est pour ça que c'est « politique » au sens un peu abstrait du terme, et que ça ne peut pas être des injonctions pratiques qu'on pourrait facilement écrire. Un peu (attention, analogie foireuse) comme les droits de l'homme, qui sont assez « généralistes » et demande une implémentation qui est différente selon les législations de différents pays, car dans les détails les peuples ont des objectifs différents. Le Libre, comme dit Stallman, c'est « liberté, égalité, fraternité », ce qui est une vision particulière des droits de l'humain, qui sont eux codifiés par les quatre libertés dans notre mouvement.
La FSF (je pense) dit que c'est libre car ces logiciels respectent les quatre libertés, mais pas libre au sens où l'utilisateur sera réellement libéré. Oui, là on joue un peu sur les deux sens du mot, mais je pense qu'ils essayent de faire une nuance qui n'est pas facile à décrire.
Oui, et ? Pourquoi ça ne « colle pas » selon toi ?
Oui.
Non, car diffuser des logiciels avec seulement les quatre libertés fera que certains se l'accapareront pour en faire des versions proprios et enfermer des utilisateurs. L'OSI s'en fout que ça se termine comme ça. Pas la FSF.