• [^] # Re: Petit tour d'horizon des outils de conversion de DVD en DIVX

    Posté par . En réponse à la dépêche Petit tour d'horizon des outils de conversion de DVD en DIVX. Évalué à 8.

    Précision logique par l'exemple :

    1 - Tu est un particulier. Tu possède un DVD d'un film classique en noir et blanc. Tu peux le ripper, le coloriser, le découper et le remonter, refaire les doublage avec la voix d'Homer Simpson... tant que cela ne sors pas du cercle familial.

    En effet, depuis le départ, quand on parle de droit à la copie privée, on pense copie dégradée (stylo, photocopie, cassetes magnétiques...). Et personne n'a jamais pensé que cela s'oppose au droit moral d'auteur. Pas plus que chanter faux sous sa douche :-)

    2 - Tu est une chaîne de télévision, et tu colorise un vieux film classique sans avoir l'accord du réalisateur (et sans même avoir la politesse d'en informer efficacement les téléspectateurs). On est là dans une situation typique où il y a débat à propos de respect du droit moral d'auteur.

    De la même façon, si tu es un particulier qui rediffuse un DVD rippé sur un réseaux p2p, sans l'accord des auteurs , tu porte atteinte à leur droit moral. Au départ, ils n'ont donné leur accord que pour une diffusion en joli boitier DVD avec la garanti d'un éditeur-diffuseur prestigieux. Pas à vous. La dégradation du à la recompression est aussi une atteinte au droit moral d'auteur. C'est la cerise sur le gateau.


    => En réalité évidemment, personne ne s'est scandalisé du problème de droit moral que posaient les cassettes vidéos. On s'est préoccupé du droit patrimonial, du manque à gagner, et l'on a créé la redevance pour copie privée sur ce support. Il serait sans aucun doute hypocrite de mettre aujourd'hui en avant l'argument du droit moral d'auteur à propos de l'échange de divx sur internet, même si elle pose des problèmes de manque à gagner.

    Par contre la question se pose véritablement à propos du piratage industriel avec boitier et usurpation de la légitimité éditorial. Là les auteurs peuvent considérer que leur oeuvre n'est pas respectée. Surtout si l'usurpation comporte des défaut comme des bonus manquant ou un plastique de mauvaise qualité.

    <opinion perso>
    Oui à la copie privée étendue.
    Non à l'usurpation d'identité.