C'est intéressant, c'est la première fois que je lis quelqu'un qui émet l'idée que privateur est plus un constat que l'expression d'une position.
J'ai tendance à utiliser "non-libre" parce que je trouve que c'est la manière la plus exacte de parler d'un logiciel qui ne respecte pas la définition du logiciel libre; un logiciel pas libre, il est non-libre, c'est inattaquable. Et ensuite, je peux développer sans avoir été arrêté par l'utilisation du terme. Ça permet de séparer les choses.
Pour "privateur" qui désigne les libertés dont un logiciel prive, on pourra toujours argumenter sur le fait que c'est plutôt des libertés que le logiciel non-libre ne donne pas, et aussi, qu'on est toujours libre de ne pas l'utiliser (même si ce n'est pas forcément vrai).
"Propriétaire" peut donner l'impression de faire référence à une notion d'appartenance que je n'ai pas forcément envie d'invoquer, et privateur peut avoir tendance à braquer les gens.
Je trouve que le caractère neutre du qualificatif "non-libre" permet ensuite de développer sur les problèmes d'un tel logiciel sans avoir braqué la personne avant. D'autre préférerons attirer l'attention de la personne qui écoute avec l'utilisation d'un terme comme "privateur", ou refuser d'adopter un qualificatif neutre. Ça se défend aussi.
On retrouve l'utilisation du terme "propriétaire" (en tout cas en anglais "proprietary") par des boites qui font des logiciels propriétaires, donc je ne pense pas vraiment que c'est du jargon libriste militant, même si je partage ton impression là dessus.
[^] # Re: Par exemple, le clavier privateur SwiftKey,
Posté par raphj (site web personnel) . En réponse à la dépêche LineageOS 16. Évalué à 4. Dernière modification le 12 mars 2019 à 17:28.
C'est intéressant, c'est la première fois que je lis quelqu'un qui émet l'idée que privateur est plus un constat que l'expression d'une position.
J'ai tendance à utiliser "non-libre" parce que je trouve que c'est la manière la plus exacte de parler d'un logiciel qui ne respecte pas la définition du logiciel libre; un logiciel pas libre, il est non-libre, c'est inattaquable. Et ensuite, je peux développer sans avoir été arrêté par l'utilisation du terme. Ça permet de séparer les choses.
Pour "privateur" qui désigne les libertés dont un logiciel prive, on pourra toujours argumenter sur le fait que c'est plutôt des libertés que le logiciel non-libre ne donne pas, et aussi, qu'on est toujours libre de ne pas l'utiliser (même si ce n'est pas forcément vrai).
"Propriétaire" peut donner l'impression de faire référence à une notion d'appartenance que je n'ai pas forcément envie d'invoquer, et privateur peut avoir tendance à braquer les gens.
Je trouve que le caractère neutre du qualificatif "non-libre" permet ensuite de développer sur les problèmes d'un tel logiciel sans avoir braqué la personne avant. D'autre préférerons attirer l'attention de la personne qui écoute avec l'utilisation d'un terme comme "privateur", ou refuser d'adopter un qualificatif neutre. Ça se défend aussi.
On retrouve l'utilisation du terme "propriétaire" (en tout cas en anglais "proprietary") par des boites qui font des logiciels propriétaires, donc je ne pense pas vraiment que c'est du jargon libriste militant, même si je partage ton impression là dessus.