En effet, je ne crois pas que ALFS soit vraiment adapté pour créer une distribution. Le but de ce script est double : pour les utilisateurs qui ont déjà suivi le livre plusieurs fois et qui n'ont plus rien à y apprendre, et pour les développeurs qui peuvent alors vérifier rapidement si les instructions du livre fonctionnent.
Si on veut faire sa propre distribution, je trouve qu'il vaut mieux utiliser un gestionnaire de paquets pour gérer les logiciels (dont la base de la distribution : la chaîne de compilation et tout). Si je dis ça, c'est qu'un bon gestionnaire de paquet propose des outils pour que les utilisateurs installent des paquets pré-compilés (ou les compiler soi-même, peu importe) mais aussi des outils pour les développeurs de la distribution, pour qu'ils puissent tester ou compiler les paquets qu'ils proposent à leurs utilisateurs. Il reste utile d'extraire les commandes depuis le livre vers des recettes séparées. La chaîne de bootstrap du début (le chapitre 5 en fait) est aussi une très bonne source d'inspiration pour démarrer sa distribution sur des bases saines. Mais ALFS fournit à la fin un système complet, en un seul gros morceau. C'est pas très propre je trouve.
Contrairement à une distribution, LFS place ses utilisateurs dans le rôle de mainteneur de distribution. Chacun est libre de faire ses choix, de modifier sa « distribution » comme il l'entend. La simplicité (toute relative) de LFS par rapport à des solutions plus avancées (dpkg, ebuild, rpm, ...), fait aussi sa force : on peut voir vraiment les rouages essentiels d'une distribution. En revanche, je déconseille d'utiliser au quotidien un système LFS sans y apporter quelques modifications : il y a une raison pour laquelle on a inventé les gestionnaires de paquets et pour laquelle on automatise la construction des paquets.
[^] # Re: Caractéristiques de Linux From Scratch
Posté par roptat . En réponse à la dépêche Linux From Scratch 8.4 : sortez vos tabliers !. Évalué à 1.
En effet, je ne crois pas que ALFS soit vraiment adapté pour créer une distribution. Le but de ce script est double : pour les utilisateurs qui ont déjà suivi le livre plusieurs fois et qui n'ont plus rien à y apprendre, et pour les développeurs qui peuvent alors vérifier rapidement si les instructions du livre fonctionnent.
Si on veut faire sa propre distribution, je trouve qu'il vaut mieux utiliser un gestionnaire de paquets pour gérer les logiciels (dont la base de la distribution : la chaîne de compilation et tout). Si je dis ça, c'est qu'un bon gestionnaire de paquet propose des outils pour que les utilisateurs installent des paquets pré-compilés (ou les compiler soi-même, peu importe) mais aussi des outils pour les développeurs de la distribution, pour qu'ils puissent tester ou compiler les paquets qu'ils proposent à leurs utilisateurs. Il reste utile d'extraire les commandes depuis le livre vers des recettes séparées. La chaîne de bootstrap du début (le chapitre 5 en fait) est aussi une très bonne source d'inspiration pour démarrer sa distribution sur des bases saines. Mais ALFS fournit à la fin un système complet, en un seul gros morceau. C'est pas très propre je trouve.
Contrairement à une distribution, LFS place ses utilisateurs dans le rôle de mainteneur de distribution. Chacun est libre de faire ses choix, de modifier sa « distribution » comme il l'entend. La simplicité (toute relative) de LFS par rapport à des solutions plus avancées (dpkg, ebuild, rpm, ...), fait aussi sa force : on peut voir vraiment les rouages essentiels d'une distribution. En revanche, je déconseille d'utiliser au quotidien un système LFS sans y apporter quelques modifications : il y a une raison pour laquelle on a inventé les gestionnaires de paquets et pour laquelle on automatise la construction des paquets.