• [^] # Re: En effet, mais on parle aussi de libre parfois ici

    Posté par . En réponse au journal Le Guide du Voyageur Galactique a enfin un successeur : Pixel !. Évalué à 3.

    Dans le domaine du logiciel, la liberté rejoint celle des libertés individuelles et collectives. La liberté est une manière de traduire le fait que la création industrielle dans ce domaine est collective et que son appropriation collective n'est pas injuste.

    Pour la création artistique, il s'agit souvent de création individuelle (même si les outils de production et de diffusion ne le sont pas) fortement liée à la personnalité du créateur. Je me vois mal modifier des romans de Lawrence Block, par exemple (changer tel ou tel chapitre, ou la fin, en laissant le reste inchangé), ce qui serait de l'appropriation du talent d'autrui, ainsi que de sa propriété intellectuelle qui est parfaitement légitime.

    Pratiquement toutes tes interventions exhortent les libristes (à supposer qu'il n'en existe qu'une variété) à se comporter de manière totalitaire et à vouloir imposer le libre comme un dogme (certains le font). Il y a des subtilités, des nuances. Non, la création artistique n'est pas totalement semblable à la création logicielle.

    D'autre part il est possible de s'élever avec raison contre la propriété intellectuelle des ayants-droit, d'une durée extravagante, et soutenir le fait que les artistes et autres écrivains puissent vivre de leur création de leur vivant (excusez le pléonasme). Même si je ne suis pas d'accord en tout point avec ses propos, je comprends l'inquiétude d'un Jean-Claude Carrière quant à la possibilité des écrivains de pouvoir vivre de leur activité face au risque de piratage. Et je suis bien content de vivre dans un pays où le livre numérique ne prend pas. L'impression papier préserve les intérêts des auteurs, et même la sauvegarde de l'œuvre, car cette sauvegarde est mieux assurée par un support physique, chose désormais avérée.