• [^] # Re: En effet, mais on parle aussi de libre parfois ici

    Posté par . En réponse au journal Le Guide du Voyageur Galactique a enfin un successeur : Pixel !. Évalué à 4.

    Je suis d'accord, c'est pour ça, qu'en attendant, j'aurais tendance à conseilleur aux auteurs de se passer de maison d'édition, auto-éditer pour conserver les droits et se réserver la possibilité de passer au libre si un jour ils voient comment faire et ça leur paraît raisonnable. Ceci dit, je dis « tendance à conseiller », car c'est un truc sensible, pour certains passer par une maison d'édition sera bénéfique, pour beaucoup d'autres ça ne changera rien, pour certains l'auto-édition sera plus efficace, c'est pas évident à prévoir et dépend aussi beaucoup des compétences (beaucoup d'auteurs savent écrire mais manquent de connaissances techniques/relecteurs pour faire eux-même une publication).

    Attention quand même. Beaucoup d'éditeurs sont vus comme des prédateurs - et certains le sont. Mais le vrai rôle de l'éditeur est un beau rôle (à la base).

    Premièrement, et on l'oublie souvent, c'est celui qui prend le risque financier (par exemple, pour une BD, la mise de départ est de 20 000 €). Ce n'est pas rien.

    Ensuite, il a un vrai rôle technique. Il a trois rôles indispensables à la qualité d'une œuvre littéraire qu'aucun écrivain seul ne peut assumer :

    • Son premier rôle consiste à détecter les anomalies de contexte dans une œuvre (quand on a le nez sur un bouquin depuis des mois, seul un œil extérieur peut détecter ce genre d'anomalies)
    • le suivant consiste à utiliser un correcteur (c'est un humain ;-) ) pour relire et non seulement corriger les fautes d'orthographe et de grammaire, mais aussi de style éventuellement. Quelque soit les qualités d'un écrivain, écrire 800 000 signes sans faute est une gageure !
    • Enfin, son dernier rôle relève de l'édition : mise en page (donc respect des règles typo !) et impression

    Il va de soi qu'un indépendant peut faire l'impasse d'un éditeur et se faire auto-éditer, mais il ne peut pas faire l'impasse du travail ci-dessus pour obtenir un ouvrage de qualité normale. Beaucoup d'œuvres auto-publiées souffrent de beaucoup de ces tares, les rendant souvent totalement indigestes à la lecture. Heureusement, il y a des perles (qui sont souvent passées par les bonnes cases !).

    Pour info, voici un lien pas cher pour estimer ne serait-ce que le coût de correction. On trouve facilement le même travail avec un zéro de plus sur la facture :-D