Il existe au moins une solution théorique au problème du compteur: ajouter un autre compteur. Si on imagine un récepteur GPS qui n'aurait comme source d'information que le signal GPS et rien d'autre, donc très rustique, alors il pourrait détecter que le compteur a recommencé un cycle en comparant avec la dernière valeur connue. Il incrémenterait alors un autre compteur dans sa mémoire non volatile. Le problème serait résolu s'il est allumé au moins une fois tous les 20 ans et si le deuxième compteur est suffisamment grand.
Mais au final, le comportement dépend complètement du GPS et de la qualité de son logiciel. Ça c'est bien passé pour mon GPS simple en 1999. D'une part, comme expliqué dans le journal il peut utiliser une semaine pivot, inconnue donc imprévisible, pour régler le problème. Il faut aussi voir que les "GPS" modernes utilisent maintenant aussi les autres constellations, les services d'assistance (satellite et serveur), les réseaux mobiles (NTP ou autre), en plus d'une horloge interne (RTC). Si j'ai bien suivi, Galileo a ajouté 2bits supplémentaires au compteur de semaines. Donc, il est difficile de prédire comment ce mélange de dates est traité par le récepteur mais il a potentiellement la possibilité de s'en sortir.
Je ne connais pas l'origine de la limitation du compteur à 10bits, mais la taille des messages et le débit de transmission est très réduit donc c'est probablement pour économiser des bits que ce choix a été fait.
Les spécifications des signaux sont en partie publiques. Pour le logiciel libre, il existe une implémentation Android (il faut quand même un récepteur compatible) réalisée à l'ESA pour Galileo: GNSS Compare (lien Google Play, documentation, dépôt Github).
[^] # Re: et au final ça fait quoi ?
Posté par pma . En réponse au journal 6 avril 2019 : C'est le 2e GPS Week Number Rollover. Évalué à 5.
Il existe au moins une solution théorique au problème du compteur: ajouter un autre compteur. Si on imagine un récepteur GPS qui n'aurait comme source d'information que le signal GPS et rien d'autre, donc très rustique, alors il pourrait détecter que le compteur a recommencé un cycle en comparant avec la dernière valeur connue. Il incrémenterait alors un autre compteur dans sa mémoire non volatile. Le problème serait résolu s'il est allumé au moins une fois tous les 20 ans et si le deuxième compteur est suffisamment grand.
Mais au final, le comportement dépend complètement du GPS et de la qualité de son logiciel. Ça c'est bien passé pour mon GPS simple en 1999. D'une part, comme expliqué dans le journal il peut utiliser une semaine pivot, inconnue donc imprévisible, pour régler le problème. Il faut aussi voir que les "GPS" modernes utilisent maintenant aussi les autres constellations, les services d'assistance (satellite et serveur), les réseaux mobiles (NTP ou autre), en plus d'une horloge interne (RTC). Si j'ai bien suivi, Galileo a ajouté 2bits supplémentaires au compteur de semaines. Donc, il est difficile de prédire comment ce mélange de dates est traité par le récepteur mais il a potentiellement la possibilité de s'en sortir.
Je ne connais pas l'origine de la limitation du compteur à 10bits, mais la taille des messages et le débit de transmission est très réduit donc c'est probablement pour économiser des bits que ce choix a été fait.
Les spécifications des signaux sont en partie publiques. Pour le logiciel libre, il existe une implémentation Android (il faut quand même un récepteur compatible) réalisée à l'ESA pour Galileo: GNSS Compare (lien Google Play, documentation, dépôt Github).