Posté par cmal .
En réponse au journal Grand débat.
Évalué à -9.
en voie d'analphabétisation
En voie d'alphabétisation, plutôt ? Je connais peu de personnes faisant la démarche de désapprendre la lecture/écriture ;-)
cette forme d'écriture (...) complique l'intégration de certaines personnes ayant un handicap
Besoin d'une source
J'ai déjà entendu des critiques du point médian par rapport aux lecteurs d'écrans (pour personnes malvoyantes), mais je n'ai jamais entendu de mal de l'écriture inclusive en général, même de la part de mes amiEs dyslexiques. Du coup je me demande si tu as des infos sur ce que tu avances ?
féminisme intersectionnel (...) qui n'a aucune racine avec les anciennes générations de militantes issus d'une réflexion marxiste ou libertaire
Là encore j'ai un doute. Le principe d'intersectionnalité (j'explicite pour les autres lecteurices) est d'envisager les rapports sociaux (et de domination) non sur un axe (usuellement prolétariat/bouregoisie) mais sur un ensemble d'axes ou de spectres où les intersections représentent des situations plus spécifiques.
Du coup, dans une perspective de luttes intersectionnelles, la lutte des classes (lutte contre la domination/exploitation économique) n'est pas dénigrée mais est considérée comme un des fronts sur lesquels combattre pour abolir les privilèges. Les luttes marxistes plus traditionnelles, elles, subordonnent les luttes féministes et anti-racistes (et les autres) à la lutte des classes, le capitalisme leur apparaissant comme la clé-de-voûte de toutes les mécaniques de domination.
S'il est évident que le capitalisme est au coeur de la domination masculine et de l'exploitation coloniale, prétendre que l'abolition du système économique capitaliste mènera automatiquement à l'abolition de toutes les mécaniques de domination c'est ne pas voir la domination avant et au-delà du capital en soi (typiquement, la domination patriarcale est bien plus ancienne que la capitalisme). D'où l'embrouille entre les militantEs traditionalistes et intersectionnelLEs.
Du coup, c'est super intéressant de voir tout un tas de mouvements à l'intersection entre ces différentes problématiques. On peut citer par exemple la jinéologie, mouvement scientifico-politique d'étude du rôle des femmes et des minorités de genre dans tous les domaines, démarré au Kurdistan révolutionnaire. Ça part de l'étude des sociétés matriarcales du néolithique jusqu'au féminisme anti-capitaliste, écologiste et anti-raciste mis en oeuvre depuis la révolution au Rojava (Kurdistan syrien) en 2011.
Sinon, pour les personnes que ça intéresse d'en apprendre plus sur d'autres façons d'aborder les luttes féministes, les camarades de sub.media ont sorti un épisode de la série documentaire Trouble sur le patriarcat et ses liens avec les autres systèmes de domination : Destroying Domination. C'est dans la même série que l'inoubliable Hack The System sur les libertés dans le monde numérique.
[^] # Re: Oui, enfin presque
Posté par cmal . En réponse au journal Grand débat. Évalué à -9.
En voie d'alphabétisation, plutôt ? Je connais peu de personnes faisant la démarche de désapprendre la lecture/écriture ;-)
Besoin d'une source
J'ai déjà entendu des critiques du point médian par rapport aux lecteurs d'écrans (pour personnes malvoyantes), mais je n'ai jamais entendu de mal de l'écriture inclusive en général, même de la part de mes amiEs dyslexiques. Du coup je me demande si tu as des infos sur ce que tu avances ?
Là encore j'ai un doute. Le principe d'intersectionnalité (j'explicite pour les autres lecteurices) est d'envisager les rapports sociaux (et de domination) non sur un axe (usuellement prolétariat/bouregoisie) mais sur un ensemble d'axes ou de spectres où les intersections représentent des situations plus spécifiques.
Du coup, dans une perspective de luttes intersectionnelles, la lutte des classes (lutte contre la domination/exploitation économique) n'est pas dénigrée mais est considérée comme un des fronts sur lesquels combattre pour abolir les privilèges. Les luttes marxistes plus traditionnelles, elles, subordonnent les luttes féministes et anti-racistes (et les autres) à la lutte des classes, le capitalisme leur apparaissant comme la clé-de-voûte de toutes les mécaniques de domination.
S'il est évident que le capitalisme est au coeur de la domination masculine et de l'exploitation coloniale, prétendre que l'abolition du système économique capitaliste mènera automatiquement à l'abolition de toutes les mécaniques de domination c'est ne pas voir la domination avant et au-delà du capital en soi (typiquement, la domination patriarcale est bien plus ancienne que la capitalisme). D'où l'embrouille entre les militantEs traditionalistes et intersectionnelLEs.
Du coup, c'est super intéressant de voir tout un tas de mouvements à l'intersection entre ces différentes problématiques. On peut citer par exemple la jinéologie, mouvement scientifico-politique d'étude du rôle des femmes et des minorités de genre dans tous les domaines, démarré au Kurdistan révolutionnaire. Ça part de l'étude des sociétés matriarcales du néolithique jusqu'au féminisme anti-capitaliste, écologiste et anti-raciste mis en oeuvre depuis la révolution au Rojava (Kurdistan syrien) en 2011.
Sinon, pour les personnes que ça intéresse d'en apprendre plus sur d'autres façons d'aborder les luttes féministes, les camarades de sub.media ont sorti un épisode de la série documentaire Trouble sur le patriarcat et ses liens avec les autres systèmes de domination : Destroying Domination. C'est dans la même série que l'inoubliable Hack The System sur les libertés dans le monde numérique.