• [^] # Re: programmation objet et micro-noyaux : même combat, mais en plus dur !

    Posté par . En réponse à la dépêche Version 0.1 de L4Ka:Pistachio disponible. Évalué à 6.

    Je rajoute un petit quelquechose à mon commentaires précédent : Pour le développement de la programmation objet, on a pu commencer par le haut, chose qui n'est pas possible avec les micro-noyaux, ce qui en rend le décollage d'autant plus difficile.

    En efffet, il était possible d'écrire un petit programme en C++ par dessus tout un système dès le départ. Ce programme avait les défauts de son language, mais ça restait supportable car cela ne s'étendait pas à tout le système. Au fur et à mesure que le language s'est affiné, mais surtout que les compilateurs se sont améliorés, il était de plus en plus possible d'écrire de gros programme en C++, et jouant des rôles de plus en plus critique. Et aujourd'hui, KDE est entièrement en C++, et il n'apparaît plus absurde d'écrire un kerne lui-même en C++. (même s'il y a encore des progrès à faire)
    Ainsi, dans le cas de la programmation objet, il a pu s'étender progressivement, la pratique venant nourrir la théorie et réciproquement.

    Malheureusement, cette approche n'est pas possible avec les micro-noyaux : tant que ça ne marchera pas impeccablement, ça ne sera jamais utilisé en production, car il n'est pas envisageable, comme dans le premier cas, de l'utiliser «par petite touche», puisque par définition, tout viendra se placer au-dessus du micro-noyaux.

    Bref, c'est bien le même combat, mais c'est encore plus dur pour le micro-noyaux du fait du rôle nécessairement central qu'il joue dans un système.