Deux tentatives en plusieurs année, une fois une Arch, crash après une update ... et récemment donc Manjaro dont j'étais super content, j'aime bien avoir tout up to date ... jusqu'a un crash de l'environnement de bureau après une update également.
Principe de base d’une rolling-release : en suivant quasiment toutes les versions d’upstream, tu n’en rates quasiment aucun des bugs (à part bien sûr ceux qui sont détectés et corrigés avant les versions finales, heureusement)... Dans une distribution classique (non rolling), les logiciels n’ont pas forcément moins de bugs, mais ils ne changent pas.
Si tu ne fais rien, Arch conserve les paquets qui ont été installés dans le cache, afin de permettre de downgrader en cas de souci. Évidemment, si tu ne purges jamais (pacman -Sc), à un moment, ça pose un problème de place...
Mon conseil, c’est de purger le cache des paquets avant de faire la mise à jour (et surtout pas juste après).
En cas de souci après la mise à jour, tu sais que ça vient d’un des paquets qui sont en doublons et qu’il faut essayer de les downgrader en commençant par ceux qui semblent le plus liés au problème.
Toutefois sans sauvegarde de ton répertoire utilisateur, ça ne te met pas à l’abri d’un logiciel qui pourrit lui-même sa configuration...
Et puis quand c’est le noyau qui pose problème et ne démarre même pas (c’est rare, mais il arrive qu’un pilote devienne incompatible avec la version d’un de tes matériels), comme Arch ne conserve pas l’ancienne version, il faut être capable de démarrer sur le système live (celui qui sert pour l’installation), monter le système du disque, passer en chroot et downgrader le noyau.
Qui plus est, il faut vérifier sur le site qu’il n’y a pas de mise à jour délicate demandant une intervention ou au moins arriver à se débrouiller avec les problèmes signalés par pacman (il y a intérêt à en comprendre les messages ; mieux vaut vérifier sur le site).
En résumé, Arch et les distributions qui en sont dérivées demandent une certaine maîtrise ou un certain investissement pour acquérir celle-ci.
Avec la maîtrise suffisante, je pense qu’on peut espérer n’installer Arch qu’une seule fois pour toute la durée de vie d’une machine. Cela dit, la machine vieillissant, si on se retrouve dans une situation comme un chipset nVidia mal supporté par nouveau et plus par les dernières versions du pilote propriétaire, on peut devoir se rabattre une autre distribution, juste pour la présence du pilote souhaité.
Enfin bref, Arch n’est pas faite pour l’utilisateur de base qui veut juste un système qui fonctionne en trois clics. D’ailleurs, elle n’a plus d’installateur (officiel), ni graphique, ni même en mode texte (juste des instructions pour installer « à la main »), je pense que ça clarifie la situation... jusqu’à ce que des débutants installent une dérivée qui a un installateur graphique.
Quant à la fiabilité des autres distributions, y compris LTS, elle se discute aussi. Apparemment, sous Ubuntu 18.04 LTS, la LED Verr. Maj. ne fonctionne plus dans les consoles texte. Au boulot, on en a aussi deux, sur des portables de marques différentes, qui depuis peu gèlent quand l’écran se met en veille depuis peu (on n’a pas encore eu le temps de trouver si c’est un problème logiciel ou matériel).
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone
[^] # Arch et dérivées
Posté par Arthur Accroc . En réponse au journal Mon retour sous KDE. Évalué à 4.
Principe de base d’une rolling-release : en suivant quasiment toutes les versions d’upstream, tu n’en rates quasiment aucun des bugs (à part bien sûr ceux qui sont détectés et corrigés avant les versions finales, heureusement)... Dans une distribution classique (non rolling), les logiciels n’ont pas forcément moins de bugs, mais ils ne changent pas.
Si tu ne fais rien, Arch conserve les paquets qui ont été installés dans le cache, afin de permettre de downgrader en cas de souci. Évidemment, si tu ne purges jamais (pacman -Sc), à un moment, ça pose un problème de place...
Mon conseil, c’est de purger le cache des paquets avant de faire la mise à jour (et surtout pas juste après).
En cas de souci après la mise à jour, tu sais que ça vient d’un des paquets qui sont en doublons et qu’il faut essayer de les downgrader en commençant par ceux qui semblent le plus liés au problème.
Toutefois sans sauvegarde de ton répertoire utilisateur, ça ne te met pas à l’abri d’un logiciel qui pourrit lui-même sa configuration...
Et puis quand c’est le noyau qui pose problème et ne démarre même pas (c’est rare, mais il arrive qu’un pilote devienne incompatible avec la version d’un de tes matériels), comme Arch ne conserve pas l’ancienne version, il faut être capable de démarrer sur le système live (celui qui sert pour l’installation), monter le système du disque, passer en chroot et downgrader le noyau.
Qui plus est, il faut vérifier sur le site qu’il n’y a pas de mise à jour délicate demandant une intervention ou au moins arriver à se débrouiller avec les problèmes signalés par pacman (il y a intérêt à en comprendre les messages ; mieux vaut vérifier sur le site).
En résumé, Arch et les distributions qui en sont dérivées demandent une certaine maîtrise ou un certain investissement pour acquérir celle-ci.
Avec la maîtrise suffisante, je pense qu’on peut espérer n’installer Arch qu’une seule fois pour toute la durée de vie d’une machine. Cela dit, la machine vieillissant, si on se retrouve dans une situation comme un chipset nVidia mal supporté par nouveau et plus par les dernières versions du pilote propriétaire, on peut devoir se rabattre une autre distribution, juste pour la présence du pilote souhaité.
Enfin bref, Arch n’est pas faite pour l’utilisateur de base qui veut juste un système qui fonctionne en trois clics. D’ailleurs, elle n’a plus d’installateur (officiel), ni graphique, ni même en mode texte (juste des instructions pour installer « à la main »), je pense que ça clarifie la situation... jusqu’à ce que des débutants installent une dérivée qui a un installateur graphique.
Quant à la fiabilité des autres distributions, y compris LTS, elle se discute aussi. Apparemment, sous Ubuntu 18.04 LTS, la LED Verr. Maj. ne fonctionne plus dans les consoles texte. Au boulot, on en a aussi deux, sur des portables de marques différentes, qui depuis peu gèlent quand l’écran se met en veille depuis peu (on n’a pas encore eu le temps de trouver si c’est un problème logiciel ou matériel).
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone