• [^] # Re: My 2 cents

    Posté par . En réponse au journal Ajouter un service sur le réseau façon Internet, « à l'ancienne ». Évalué à 7.

    Combien, 30 ans d'éducation réseau à casser ? Ça va être dur... :)

    Prenons Marcel Toto, fier propriétaire du bloc 2000:2001:2002:2000::/56 attribué par son fournisseur d'accès internet RFC.com.
    Marcel décide de répartir son réseau en 3 sous-réseaux:
    - 2000:2001:2002:2001::/64 pour ses serveurs et services réseau principaux...
    - 2000:2001:2002:2002::/64 pour ses ordinateurs de bureau, portables...
    - 2000:2001:2002:2066::/64 pour le wifi invité.

    Quand son serveur, 2000:2001:2002:2001::73, échange avec son ordinateur de bureau, 2000:2001:2002:2002::42, la communication va se faire sans traduction d'adresse, vu que les adresses sont uniques. L'équipement qui passera les paquets pourrait avoir, mettons, 2000:2001:2002:2001::1 et 2000:2001:2002:2002::1, il n'aura pas à traduire d'adresses pour autant. Il fera un travail de passe-plat, comme n'importe quel switch réseau sait le faire.

    C'est justement là la différence avec le NAT.
    En IPv4, on a le serveur de linuxfr.org qui parle à mon switch port TCP 12345, et le switch pour chaque paquet doit dire «ho, c'est pour moi, merc... et merde, non, c'est encore le gros lourd qui veut passer un message à l'autre con... bon, je colle une nouvelle étiquette, et c'est parti».
    Bien sûr, juste sur mon réseau local, serveurs et clients peuvent se parler sans NAT, sans trop se prendre la tête... par contre quand tu commences à avoir des serveurs exposés sur l'extérieur, ça devient plus rigolo à router justement à cause du NAT. Alors qu'en IPv6, tu n'as pas à faire tout ça.

    Tu noteras par contre que je n'ai pas parler du firewall pour ce qui vient de l'extérieur ou ce qui va entre chaque zones, ni de l'allocation des IPs, ce sont d'autres sujets (on répète tous ensemble : «le NAT n'est pas une sécurité» − https://blog.webernetz.net/why-nat-has-nothing-to-do-with-security/)