La situation serait du genre : la plupart des entreprises vendent 5% de moins en France. Tu es par exemple un grand actionnaire chinois : tu te dis, peut-être que je me retire des entreprises vendant essentiellement en France et achète mes actions ailleurs, car la situation semble mauvaise dans ce pays. D'autres voient que des acteurs se retirent et prennent peur à leur tour.
Ceci dit, la bourse ce serait essentiellement un symptôme rapide qu'il se passe quelque chose, car la bourse ne représente pas vraiment l'économie réelle et est facilement manipulable par les grosses entités : il se peut très bien qu'elles se débrouillent pour éviter la dégringolade en rachetant ces actions, même si c'est un peu plus difficile que s'il s'agit d'une seule entreprise spécifique à sauver.
Mais même dans l'économie réelle, qui aurait besoin de plus de temps pour être en faillite, 5% de ventes en moins un peu partout dans le pays, du restaurant au magasin de vêtements, le gouvernement va quand même vite comprendre que ça signifie que beaucoup d'entreprises vont potentiellement se retrouver en situation difficile — plus ou moins vite suivant l'entreprise et sa situation d'endettement — donc, même avant de faire faillite, un risque d'augmentation significative du chômage suite à des réductions d'effectifs, donc réduction significative du pouvoir d'achat d'une partie de la population et nouvelle chute de consommation, et récursivement. C'est un effet domino. Peut-être que la classe dominante trouverait une solution pour préserver ses privilèges et continuer à diriger et exploiter, mais clairement ils auraient à repenser le système.
[^] # Re: La France est une société de consommation
Posté par anaseto . En réponse au journal La France n'est pas une dictature mais. Évalué à 3.
La situation serait du genre : la plupart des entreprises vendent 5% de moins en France. Tu es par exemple un grand actionnaire chinois : tu te dis, peut-être que je me retire des entreprises vendant essentiellement en France et achète mes actions ailleurs, car la situation semble mauvaise dans ce pays. D'autres voient que des acteurs se retirent et prennent peur à leur tour.
Ceci dit, la bourse ce serait essentiellement un symptôme rapide qu'il se passe quelque chose, car la bourse ne représente pas vraiment l'économie réelle et est facilement manipulable par les grosses entités : il se peut très bien qu'elles se débrouillent pour éviter la dégringolade en rachetant ces actions, même si c'est un peu plus difficile que s'il s'agit d'une seule entreprise spécifique à sauver.
Mais même dans l'économie réelle, qui aurait besoin de plus de temps pour être en faillite, 5% de ventes en moins un peu partout dans le pays, du restaurant au magasin de vêtements, le gouvernement va quand même vite comprendre que ça signifie que beaucoup d'entreprises vont potentiellement se retrouver en situation difficile — plus ou moins vite suivant l'entreprise et sa situation d'endettement — donc, même avant de faire faillite, un risque d'augmentation significative du chômage suite à des réductions d'effectifs, donc réduction significative du pouvoir d'achat d'une partie de la population et nouvelle chute de consommation, et récursivement. C'est un effet domino. Peut-être que la classe dominante trouverait une solution pour préserver ses privilèges et continuer à diriger et exploiter, mais clairement ils auraient à repenser le système.