Sur le fond, bien d'accord, mais sur la formulation un petit détail me chagrine.
Le fascisme 2.0 décrit n'est justement pas du fascisme. Si au cours du XXème siècle de grandes puissances financières ont réussi à détourner la résistance des peuples à leur encontre en la transformant en haines des étrangers, des juifs, des homo-sexuels, des handicapés... La dictature douce à la Huxley n'a rien d'un fascisme dans la mesure où elle ne part pas du peuple. Est-il nécessaire de rappeler que le fascisme se base sur la constatation qu'un peuple uni — comparé à un fagot (=fascia en Italien) de brindilles — peut résister aux forces de ceux qui l'oppriment ?
Ce que votre commentaire appel fascisme 2.0 ne paraît-il pas au précisément le contraire de ça ? C'est-à-dire un arrangement social[*] lénifiant permettant d'éviter toute forme de fascisme : le peuple est tellement amolli qu'on devrait pouvoir aller jusqu'à l'éliminer totalement — via crise climatique par exemple — sans trop de difficultés ?
[*] Mon dictionnaire de français (Atilf) ne connaît pas encore le terme sociétale. D'après l'atlas sémantique du CNRS, ce terme est d'abord apparu en Anglais comme synonyme de social -> societal. Le processus est assez évident dans cette langue dans la mesure où la première estimation du niveau culturel est à l'aune de la longueur moyenne des mots employés. Un syllabe de plus, c'est toujours ça de pris.
En Français actuel l'effet est précisément le contraire. Ce sont par exemple les emplois du mot juste ou d'emprunts rares au Grec, au Latin... qui serviront de marqueur primitif d'un niveau socio-culturel (pardon devrais-je dire sociéto-culturel ?) élevé ; assister à une soutenance de thèse dans une matière littéraire est très édifiant sur ce point. En revanche les emprunts à l'Anglais sont considérés comme des barbarismes indésirables ; probablement parce que soupçonnés de provenir de la domination Hollywoodienne. En particulier pour remplacer un mot préexistant en Français par un parfait synonyme.
[^] # Re: Fascisme 1.0 et Fascisme 2.0
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal La France n'est pas une dictature mais. Évalué à 6. Dernière modification le 01 février 2019 à 08:11.
Sur le fond, bien d'accord, mais sur la formulation un petit détail me chagrine.
Le fascisme 2.0 décrit n'est justement pas du fascisme. Si au cours du XXème siècle de grandes puissances financières ont réussi à détourner la résistance des peuples à leur encontre en la transformant en haines des étrangers, des juifs, des homo-sexuels, des handicapés... La dictature douce à la Huxley n'a rien d'un fascisme dans la mesure où elle ne part pas du peuple. Est-il nécessaire de rappeler que le fascisme se base sur la constatation qu'un peuple uni — comparé à un fagot (=fascia en Italien) de brindilles — peut résister aux forces de ceux qui l'oppriment ?
Ce que votre commentaire appel fascisme 2.0 ne paraît-il pas au précisément le contraire de ça ? C'est-à-dire un arrangement social[*] lénifiant permettant d'éviter toute forme de fascisme : le peuple est tellement amolli qu'on devrait pouvoir aller jusqu'à l'éliminer totalement — via crise climatique par exemple — sans trop de difficultés ?
[*] Mon dictionnaire de français (Atilf) ne connaît pas encore le terme sociétale. D'après l'atlas sémantique du CNRS, ce terme est d'abord apparu en Anglais comme synonyme de social -> societal. Le processus est assez évident dans cette langue dans la mesure où la première estimation du niveau culturel est à l'aune de la longueur moyenne des mots employés. Un syllabe de plus, c'est toujours ça de pris.
En Français actuel l'effet est précisément le contraire. Ce sont par exemple les emplois du mot juste ou d'emprunts rares au Grec, au Latin... qui serviront de marqueur primitif d'un niveau socio-culturel (pardon devrais-je dire sociéto-culturel ?) élevé ; assister à une soutenance de thèse dans une matière littéraire est très édifiant sur ce point. En revanche les emprunts à l'Anglais sont considérés comme des barbarismes indésirables ; probablement parce que soupçonnés de provenir de la domination Hollywoodienne. En particulier pour remplacer un mot préexistant en Français par un parfait synonyme.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace