• [^] # Re: Certes, mais pour quels usages ?

    Posté par . En réponse au journal 2019, l’année de la libération des FPGA ?. Évalué à 7. Dernière modification le 16 janvier 2019 à 18:35.

    De manière générale, on va pouvoir utiliser des FPGA dans toutes les applications où un processeur standard (CPU, DSP, GPU) n'est pas adapté, mais où la fabrication d'un circuit intégré spécifique (ASIC) n'est pas économiquement rentable. C'est le cas de tous les marchés de niche, et ca progresse avec le coût faramineux des circuits intégrés les plus fins.
    Le FPGA sera plus cher à l'unité, mais sans investissement initial, donc adapté aux petites et moyennes séries.

    C'est une technologie très présente dans le domaine des systèmes embarqués, des infrastructures réseau (routage de paquets), du traitement de signal en temps-réel (audio, radar, télécom, sonar, vidéo ...)
    Deux exemples récents en audio :
    https://fr.antelopeaudio.com/hardware-based-fpga-effects/
    https://fr.audiofanzine.com/synthetiseur-hybride-analogique-numerique/novation/peak/editorial/tests/am-stram-gram.html

    Ca peut être le processeur principal, ou un co-processeur, ou un élément d'une chaîne de traitement plus vaste. Ou un peu tout ca à la fois quand il y a plusieurs fonctions plus ou moins indépendantes dans le système.

    Le prototypage d'ASIC est une application historique, toujours présente, mais bien moins massive que dans l'imaginaire collectif.

    Là où ça progresse beaucoup, c'est l'utilisation des FPGA comme co-processeurs dans les gros calculateurs de data-centers, comme accélérateurs d'algorithmes d'"intelligence artificielle". Le rachat d'Altera par Intel il y a quelques années est d'ailleurs un signe fort dans cette direction.