J'ai un sentiment de déja-vu par rapport à cette discussion sur Linuxfr, mais quand on compare les journaux du 20h (TF1 et F2, qui en effet se ressemblent un peu), les magazines de reportage (Capital, Envoyé Spécial), les journaux courts (M6), les journaux satiriques ou décalés (C+, de moins en moins), le journal Franco-Allemand d'Arte... on a quand même un très grande palette de points de vue, de méthodes, de formats (courts, longs, détaillés, condensés, spécialisés ou généralistes)... Alors certes, il manque des choses ; traditionnellement, les média TV sont beaucoup moins politisés que la presse papier, il est difficile d'avoir de réels reportages techniques (scientifiques, culturels...) à cause de la diversité du public et du coût de production, il faut aussi assurer des émissions quotidiennes, ou tout du moins fréquentes (pas facile de faire du journalisme d'investigation dans ce contexte).
Non, j'ai surtout l'impression que les idées marginales sont en effet abordées marginalement dans les médias, qu'ils soient papier ou TV. Ça peut sembler choquant quand on a justement des idées qui ne sont pas partagées par la majorité, mais c'est une limite nécessaire pour des média généralistes. Et même au contraire, je trouve que les média donnent beaucoup la parole aux gens qui ont un point de vue inhabituel ou décalé, justement parce que c'est original. Le traitement des Gilets Jaunes à la télé est particulièrement marquant, le nombre de minutes d'antenne par manifestant est probablement supérieure à tout ce qui ne s'est jamais fait dans l'histoire. Quand deux chaines d'info continu font des directs de 6h pour une manif parisienne de 3500 personnes, la caisse de résonnance est énorme! Et même si les commentaires ne sont pas systématiquement favorables aux manifestants (pourquoi le seraient-ils?), ils restent souvent assez complaisants (notamment parce que le but de ces directs est de mettre en scène la violence, les incendies de bagnoles et les mecs qui saignent du nez; les commentateurs passent leur journée à figer l'écran de manière fascinée tout en disant que la violence, c'est mal).
[^] # Re: Personne n'y croit
Posté par arnaudus . En réponse au journal Cahier de doléances. Évalué à 3.
J'ai un sentiment de déja-vu par rapport à cette discussion sur Linuxfr, mais quand on compare les journaux du 20h (TF1 et F2, qui en effet se ressemblent un peu), les magazines de reportage (Capital, Envoyé Spécial), les journaux courts (M6), les journaux satiriques ou décalés (C+, de moins en moins), le journal Franco-Allemand d'Arte... on a quand même un très grande palette de points de vue, de méthodes, de formats (courts, longs, détaillés, condensés, spécialisés ou généralistes)... Alors certes, il manque des choses ; traditionnellement, les média TV sont beaucoup moins politisés que la presse papier, il est difficile d'avoir de réels reportages techniques (scientifiques, culturels...) à cause de la diversité du public et du coût de production, il faut aussi assurer des émissions quotidiennes, ou tout du moins fréquentes (pas facile de faire du journalisme d'investigation dans ce contexte).
Non, j'ai surtout l'impression que les idées marginales sont en effet abordées marginalement dans les médias, qu'ils soient papier ou TV. Ça peut sembler choquant quand on a justement des idées qui ne sont pas partagées par la majorité, mais c'est une limite nécessaire pour des média généralistes. Et même au contraire, je trouve que les média donnent beaucoup la parole aux gens qui ont un point de vue inhabituel ou décalé, justement parce que c'est original. Le traitement des Gilets Jaunes à la télé est particulièrement marquant, le nombre de minutes d'antenne par manifestant est probablement supérieure à tout ce qui ne s'est jamais fait dans l'histoire. Quand deux chaines d'info continu font des directs de 6h pour une manif parisienne de 3500 personnes, la caisse de résonnance est énorme! Et même si les commentaires ne sont pas systématiquement favorables aux manifestants (pourquoi le seraient-ils?), ils restent souvent assez complaisants (notamment parce que le but de ces directs est de mettre en scène la violence, les incendies de bagnoles et les mecs qui saignent du nez; les commentateurs passent leur journée à figer l'écran de manière fascinée tout en disant que la violence, c'est mal).